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Cocasse

Ce jeudi 12 juillet 2022, lors de la 10ème étape du Tour de France, entre Morzine et Megève, des militants de Dernière Rénovation se sont installés en travers de la route, afin d’attirer l’attention du public mais surtout des dirigeants politiques sur la nécessité de rénover les bâtiments du pays afin de réduire notre consommation énergétique et, par là même, nos émissions et notre participation au dérèglement climatique.

Comme souvent face à ce genre d’action, bon nombre d’activistes de la télécommande ou du clavier se sont énervés, car c’est quand même malheureux que l’avenir de l’humanité vienne interrompre une course cycliste. Les priorités bordel !
La vérité est qu’on s’en cogne de ces personnes. Il y aura toujours quelqu’un pour se plaindre, quoi qu’il arrive, peu importe la raison. Et puis c’est dans leur nature. Ils n’existent que par leur capacité à contredire les autres.

Par contre ce qu’il était intéressant de voir c’étaient ceux qui s’étonnaient (j’ai pris le premier commentaire en ce sens; j’en ai lu des dizaines sur autant de plateformes; et d’ailleurs lui il a oublié ce qu’il s’est passé quelques jours plus tôt à Silverstone) que le Tour de France soit visé par des militants écologistes alors que, d’après eux, le vélo, et donc le Tour de France, sont écologiques par nature.
Premièrement, non, le Tour de France n’a rien d’écologique; j’en parlais l’an dernier.
Mais surtout, l’objectif de ces activistes étant d’attirer l’attention, cela semble donc tout à fait logique de profiter de la couverture de l’évènement sportif le plus médiatisé de l’été.
Peu importe si son organisateur pratique le greenwashing ou non.
On s’en branle. Le sujet est bien plus sérieux qu’une course de vélos.

Finalement, c’est quelques jours plus tard, ce samedi 17 juillet 2022, que l’on apprend que face aux fortes chaleurs, l’organisation du Tour de France procède à un arrosage des routes, via de l’eau transportée dans des camions, pour les refroidir et éviter les dangers provoqués par un bitume transpirant.
Petites précisions nécessaires :

  • 10 000 litres d’eau c’est pas grand chose (environ 200 douches ou moins d’un kg de bœuf)
  • le problème c’est qu’elle est pompée et transportée par des camions dans des lieux difficiles d’accès et qui nécessitent donc une grosse consommation de carburant
  • l’article est écrit avec le cul (c’est du RMC) mais 10 000 litres ne représente que la capacité d’un seul camion alors que comme on peut le lire à la fin, ASO possède plusieurs de ces camions
  • contrairement à ce qu’indique l’article, en tout cas à vélo, le problème du bitume surchauffé n’est pas qu’il colle mais qu’il devient glissant
  • on notera le mépris final concernant les sales écolos qui devraient bondir à l’idée d’un tel gaspillage alors qu’encore une fois c’est un problème qui nous concerne et nous concernera tous, même les journalistes servant le capital dans leurs bureaux climatisés

Bref, comme d’hab, une histoire de Lune, de doigt, de vérité qui dérange et de mur qui s’approche pendant qu’on se chamaille pour choisir la station radio qu’on préfère.

EDIT 15h : Pour ceux qui se demanderaient à quoi ça ressemble l’arrosage d’une route pour la garder fraîche (non), voir sur Twitter.

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JDMAI #78

Right Behind Her – Melinda Leigh : Grosse impression de facilité côté scénario. Des scènes complètes qui sont quasi-identiques à celles des tomes précédents. Mais bon, ça se lit tellement vite après tout…

She knew better than anyone that just because someone was family, that didn’t mean they weren’t toxic.
[Right Behind Her – Melinda Leigh]

We Own This City (Saison 1) : Énorme déception ! David Simon de retour à Baltimore, j’y croyais. Je voyais beaucoup de retours très positifs, j’y croyais. Mais rapidement on comprend que ça ne va pas le faire. Résumé grossièrement, c’est un mélange entre The Shield sans l’énergie qui faisait tout son intérêt, et The Wire sans la subtilité, la profondeur et l’exhaustivité qui faisaient tout son intérêt.
La réalisation et la narration rendent l’expérience très compliquée à comprendre, avec des sauts réguliers dans le temps très mal mis en œuvre, parfois avec une date clairement affichée, parfois via un bref passage par un supposé logiciel de saisie de temps en accéléré, certes une date apparaît mais c’est tellement mal fait et rapide que ça ne marche pas. Qui a eu cette terrible idée ?!
C’est vraiment beaucoup trop haché pour être fluide.
Une partie des personnages n’est absolument pas crédible, et comme ils sont interprétés par des acteurs de talent déjà croisés par ailleurs, là aussi ça vient certainement de la réalisation.
La série n’est même pas à la hauteur de son titre. Si dans The Wire la ville était un acteur à part entière et qu’elle était bien couverte en totalité, ici il n’est question que d’armes et de drogue. Alors à moins de considérer que Baltimore ce résume à ces deux activités, sinon ça ne tient pas.
En se focalisant majoritairement sur la police, forcément ça manque d’éléments pour bien cerner le problème et ça pourrait sembler être à charge contre les forces de l’ordre, ce que ça n’est pas. C’est uniquement à propos d’un groupe de policiers corrompus. Considérer que la série est anti-flics ce serait admettre que tous les policiers sont corrompus et font un usage systématiquement excessif de la violence. You do you.
Même la façon dont c’est filmé, dont c’est mis en musique, ça ne marche pas.
Dommage.
Heureusement ce ne sont que 6h épisodes d’une heure et qu’il n’est pas prévue de suite.

Ricky Gervais: SuperNature : Le spectacle dans son ensemble n’est pas particulièrement génial. C’est du Gervais et c’est drôle. Mais ce qui importe c’est la façon dont il arrive à mettre les mots sur l’état de la société, son impact sur l’humour et rappeler ce qu’est, à la base, l’humour. C’est tellement simple et pourtant nécessaire.

The Twyford Code – Janice Hallett : Déjà je dois dire que j’ai adoré l’idée du format. La transcription speech-to-text de 200 notes audio prises sur un iPhone, qui permet non seulement de masquer une partie cruciale de l’intrigue comme on le découvre à la fin, mais surtout qui ajoute énormément d’humour grâce aux erreurs d’interprétation du logiciel de reconnaissance audio, bien mal aidé par le vocabulaire et l’accent particulier du principal protagoniste. Ainsi iOS devient eye oh S ou UCL devient you see Elle. Résultat parfois c’est assez compliqué à comprendre, surtout que l’ensemble est volontairement très incohérent, mais tout fait partie de l’intrigue et du caractère particulier du livre.
Le dernier chapitre offre finalement des explications sur tout ce qu’il vient de se passer et c’est la grande révélation !
L’ensemble est vraiment très bien, sur le fond tout comme déjà indiqué, la forme.
Seule petite déception, la conclusion ouverte. Je n’aime vraiment pas ce genre de pratique, même si je comprends tout à fait son attrait pour les auteurs, puisqu’en une seule ligne on peut complètement retourner l’histoire et la tête des lecteurs.

A lot of talk inside about feelings. How feelings are like visitors with something to give you. If they knock on your door: answer. Let em in. Accept the gift. Say cheers, mate. Otherwise, they said, the feeling will go away and you won’t get the gift. I disagree. If a feeling knocks and no one answers, it’ll get p[EXPLICIT]d off. It’ll kick the door in, chuck the gift at you and smash your best ornaments so you don’t disrespect it again. You’ll be clearing up a lot more mess than you had to start with. So it’s good, Maxine, to cry if you want. Remember that.
[The Twyford Code – Janice Hallett]

Station Eleven (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : Le premier épisode était extrêmement prometteur. Une ambiance particulière, des personnages étonnants, pas mal d’humour, un suspense croissant… Mais la suite n’est qu’un agrégat de névroses d’artistes dans un contexte d’apocalypse sanitaire qui paraît peu crédible depuis 2020 qui se déroule avec une lenteur insoutenable. Le seul point positif, c’est que cette fois ils ont enfin eu la bonne idée d’abandonner leurs voitures… ou presque, puisqu’elles sont tractées par des chevaux, en l’absence de carburant fossile. Mais les électriques continuent, elles, de circuler sans problème, 20 ans après l’effondrement…

To the monsters we’re the monsters
[Station Eleven]

Surrogates : L’idée de départ est intéressante mais ça s’arrête là. C’est totalement bâclé, très désagréable visuellement… Heureusement ça ne dure que 90 minutes. Et puis sérieusement, les gens vivent à travers un robot qu’ils contrôlent à distance mais ils continuent à utiliser des voitures pour déplacer leurs robots et des téléphones mobiles pour communiquer ?!

A History of Violence : Techniquement c’est plutôt très propre, l’image, le son, le casting… Mais l’histoire en soit n’est pas folichonne et ça semble bâclé. Surtout que cette ambiance à la Fargo laissait présager énormément !

Kids : Je vois l’idée, je reconnais le réalisme cru de la chose, mais je sais pas, ça manque quand même de fond, non ?! Peut-être une question de génération et/ou de période à laquelle j’ai regardé chacune des créations, mais j’avais bien plus adhéré à Skins qui était moins gratuit.

Coup de tête : Un film qui sent fort une France que je suis ravi de ne pas avoir connu, car si elle a produit de nombreuses œuvres majeures, c’est surtout là que s’est joué notre avenir, pour le pire. Mais en dehors de ça, c’est une comédie simple et bien rythmée, superbement mise en musique par Pierre Bachelet.

Jeff Ross Roasts Criminals: Live at Brazos County Jail : Le roast c’est rigolo quand c’est à petites doses, dans un contexte plus large. Là, en faire un special de 50 minutes, c’est vite chiant. Surtout quand c’est prétendument à vocation humaniste alors qu’en dehors de 2/3 punchlines bien fades (dire que la nourriture en prison est mauvaise, c’est pour le moins audacieux) il n’y a rien de très engagé.

Les valseuses : Pour avoir entendu de très nombreuses répliques, et pour avoir identifié un semblant de profil type de fan du film; je n’avais pas de grands espoirs, mais j’espérais au moins rigoler. C’est loupé.
Pour le classer en tant que comédie, il faut avoir un humour qui tourne autour du trou de balle, avoir un faible pour le softporn et apprécier les répliques de beaufs, vulgaires et aussi vides que le cinquième verre que vient de descendre leur auteur.
Sinon c’est simplement un drame où chaque personnage, principal, secondaire ou de passage, est plus malheureux que le précédent, et bien décidé à s’en prendre aux autres pour tenter, via un nivèlement par le bas, de donner un sens à sa vie.

1984 – Georges Orwell : De plus en plus de personnes prétendant que l’on vit actuellement dans une société telle que décrite dans le livre, je me suis dit qu’il était temps de le lire. Évidemment, ce n’est pas le cas. Certes, il est possible de dresser des parallèles, de constater des similitudes, mais fond n’y est pas. Et c’est d’ailleurs ce que je reproche à l’ouvrage; d’avoir voulu trop aller dans l’intellectuel et le romantisme, au point de perdre toute crédibilité. Les deux premières parties, celles auxquelles la majorité des personnes se réfèrent, sont concrètes et réalistes. Mais la dernière partie, qui révèle finalement le fondement de l’histoire, elle, est mise de côté car bien plus complexe et, finalement, irréaliste. Ce serait donner trop de crédit à l’espèce humaine.
Malgré tout c’est intéressant à lire, même si son message peut être interprété de manières totalement différentes puisque, comme l’indique l’auteur : the best books […] are those that tell you what you know already.

And even when they became discontented, as they sometimes did, their discontent led nowhere, because, being without general ideas, they could only focus it on petty specific grievances. The larger evils invariably escaped their notice.
[1984 – Georges Orwell]

L’amour, l’après-midi : Voilà un film qui me parle ! Pas nécessairement concernant le sujet central, mais plutôt vis à vis de l’existence générale de son personnage principal. Beaucoup de mal avec le jeu des acteurs cependant. Ça sonne faux. Mais la technique arrive à cacher un peu ce défaut.

The King : C’est long, c’est chiant, c’est pas très beau… Ah oui c’est du Netflix !

The Copenhagen Trilogy: Childhood / Youth / Dependency – Tove Ditlevsen : Totalement happé par la simplicité et l’authenticité du récit. Les deux premières parties sont malgré tout joyeuses, drôles et plaisantes à lire. La dernière est un gros tournant tragique. Non seulement parce que le traducteur n’est pas le même (j’ai beaucoup de mal avec le style employé pour cette partie) mais surtout parce que le récit est… pesant. Il semblerait que ça ne soit que partiellement auto-biographique (ou partiellement fictionnalisé), mais c’est le genre de lecture qui marque réellement.

Otherwise my father has written a lot of my papers and gotten good grades from Miss Mathiassen. It didn’t misfire until he wrote an essay on America and ended it like this: ‘America has been called the land of freedom. Earlier it meant freedom to be yourself, to work, and to own land. Now it practically means freedom to starve to death if you don’t have money to buy food.’ ‘What in the world,’ said my classroom teacher, ‘do you mean by that nonsense?’
[The Copenhagen Trilogy: Childhood / Youth / Dependency – Tove Ditlevsen]

#Playlist

Les P’tits Yeux – Chanson pour Renaud : Une vraie belle chanson hommage à Renaud (et ses chants). Belle, bien rythmée, sincère et pleine d’heureuse références. Sans chercher à copier. Les paroles sont disponibles sur Genius.

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T’as du style… Mais tu t’épiles ?!

La question m’ayant été posée à plusieurs reprises ces dernières semaines, je me suis dit que j’allais y répondre dans un article, pour fournir un éclairage plus développé et pouvoir m’y référer plus tard.

Mais pourquoi donc est-ce que de nombreux cyclistes (sur route) se rasent-ils les jambes ?

Ce qui suit est basé sur mon expérience personnelle, des discussions avec d’autres cyclistes, des interviews et différentes lectures. Il n’y a pas de classement particulier.

Pour le style.
En cyclisme sur route, rouler en court, ça veut dire mettre un cuissard court et un maillot à manches courtes. Le cuissard, pour des questions d’efficacité dans les mouvements, d’évacuation de la sueur et d’aérodynamisme est fait dans une matière élastique qui colle à la peau et compresse les cuisses. Résultat, sans se raser les jambes, non seulement les poils vont avoir tendance à dépasser du cuissard, mais pour la partie inférieure le volume des poils va beaucoup plus ressortir. Avec une pilosité réduite ou des poils clairs, ça peut encore passer. Mais avec des poils foncés et une couverture élevée, c’est limite repoussant.
Alors que des jambes bien lisses, bien musclées, bien bronzées et congestionnées, c’est sacrément sexy !
Pour ceux qui, comme moi, ont les jambes tatouées, en se rasant ils constateront immédiatement que ces derniers sont bien plus jolis lorsqu’ils ne sont pas traversés et couverts par des poils. Les couleurs et les traits ressortent, c’est magnifaïque.
Enfin, puisque la majorité des cyclistes professionnels se rasent, le faire en tant qu’amateur permet de signaler aux autres qu’on n’est pas là pour faire rire les mouettes ou que l’on n’est pas un Fred pour nos amis anglophones. Plus généralement, c’est un signe d’appartenance à la communauté, plus subtil que d’acheter le maillot de son équipe World Tour préférée.

Pour le confort.
Que l’on roule seul à un rythme tranquille ou que l’on participe à une course dans une peloton de 150 coureurs, arrive toujours un moment où l’on va se blesser les jambes. Que ce soit en tapant dans une pédale, en se prenant un caillou à grande vitesse, ou simplement en tombant. Et pour soigner cette blessure, ne pas avoir de poils rend la chose bien plus aisée. Que ce soit pour le nettoyage/désinfection, l’application d’une crème cicatrisante et, le cas échéant, l’application mais surtout le retrait d’un pansement. Rien de plus chiant que de retirer un pansement posé sur une peau couverte de poils.
Également, quand on passe des heures dehors, de préférence au soleil, il convient de se protéger la peau en appliquant une crème solaire. Là aussi, le faire sur une peau sans poils est bien plus rapide et efficace.
Même chose pour l’hydratation de la peau ou la protection contre le froid.
Certains cyclistes font également appel à des masseurs pour favoriser leur récupération. Ces professionnels utilisent bien souvent des lotions qui, là encore, s’appliquent plus simplement sur des jambes rasées.
De plus, l’air circule mieux (voir point suivant) sur des jambes rasées, ce qui en plus de provoquer une sensation agréable permet d’évacuer la sueur plus facilement, évitant de se retrouver avec des chaussettes trempées par la sueur ayant dégouliné des jambes.
Enfin, si les cuissards modernes sont équipés de bandes antidérapantes à l’extrémité des jambes pour que tout soit maintenu en place, celles-ci ne fonctionnent que directement sur la peau. Si une couche de poils est présente entre la peau et les bandes, le cuissard va glisser et va avoir tendance à remonter pendant l’activité. Pas pratique.

Pour les watts.
Pendant longtemps il y a eu ce débat pour savoir si oui ou non se raser les jambes permettait d’améliorer le CdA d’un coureur et donc d’aller plus vite pour un effort constant. Aujourd’hui, avec la démocratisation des technologies de test, comme les souffleries, tout porte à croire que oui. Les chiffres peuvent paraître faibles, mais quand on sait combien certains dépensent dans du matériel de luxe pour des gains similaires voire plus inférieurs, ou que simplement à très haut niveau chaque watt compte, ce bonus procuré par des jambes rasées est vraiment cadeau. S’en priver reviendrait à se pénaliser face à ses concurrents.

Bonus.
Se raser les jambes pour une femme serait un signe de soumission au diktat du patriarcat; alors le faire pour un homme serait un signe de rébellion face au patriarcat ?

Extrait du livre Mon programme de forme et d’entraînement par Chris Carmichael et Lance Armstrong

Quelques précautions.
Il est question uniquement de se raser les jambes. Par soucis d’esthétisme on pourrait être tentés de tout raser jusqu’à la taille. Ce serait une erreur. Cette pratique provoquant de légères irritations de la peau et augmentant le risque de poils incarnés, il est de base recommandé une exfoliation hebdomadaire minimum; mais, surtout, pour la zone très sensible au contact de la selle du vélo, il est important d’y laisser les poils tranquilles, qu’ils puissent jouer à plein leur rôle protecteur et d’éviter les effets secondaires du rasage susnommés.
Le plus simple étant alors de converser un slip de poils. Adieu le style dans la soirées échangistes.

Mais alors, rasage ou épilation ?
Techniquement, épilation veut dire supprimer des poils, mais dans le langage courant, on distingue le rasage de l’épilation : se raser se fait en prenant un outil coupant/tranchant pour réduire la taille du poil, tandis que s’épiler se fait en prenant un outil qui permet d’extraire le poil et sa racine de la peau.
Pour les jardiniers, c’est la même différence qu’entre tondre une pelouse ou arracher des poireaux.
Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, puisque je n’ai pas le bagage scientifique nécessaire, mais concrètement, se raser est relativement rapide et indolore, tandis que s’épiler prend plus de temps et se fait dans la douleur. En contrepartie, les poils repoussent rapidement après un rasage et paraissent plus épais car ils présentent un biseau créé par la lame; tandis que des poils épilés prennent beaucoup plus de temps pour repousser et présentent une pointe fine et douce.
Le choix se fait avant tout par rapport au mode de vie.
Si l’on est un employé de bureau qui n’expose ses jambes que lors de ses loisirs, alors préférer le rasage, qui sera effectué en amont d’une activité de loisir, afin d’avoir des jambes parfaites à chaque fois. Simple et rapide. Et évidemment, GCN a fait une vidéo sur le sujet.
Si l’on est une personne qui expose ses jambes la majorité de la semaine, alors préférer l’épilation, qui nécessitera un rappel hebdomadaire pour les plus velus, mais qui permettra d’avoir des jambes à l’aspect propre pendant plusieurs jours sans soin particulier.

Sur route ?
Au début de l’article, j’ai précisé que cela concernait les cyclistes sur route. Pourquoi ?
Parce que ce n’est pas une activité vraiment développée chez les autres pratiquants.
Évidemment, chez ceux qui ne font pas du vélo de manière sportive, ce n’est pas une question qu’ils se posent.
Le débat se fait avec les vététistes qui ont une pratique (supposée 😉 ) sportive. Chez ceux qui font du XC et qui s’habillent globalement comme un cycliste sur route, le rasage est aussi de rigueur. D’autant plus que le risque de blessures est bien plus élevé dans un terrain accidenté. Par contre, chez les autres, l’idée même de porter un cuissard et, pire encore, de se priver de ce qu’ils voient comme un signe de leur virilité (on parle toujours de poils…), est tout simplement inconcevable. Drôles d’individus.
Et les pistards alors ? Honnêtement j’ai du mal à créer une distinction entre pistards et cyclistes sur route, tant le matériel et les mentalités sont proches. De plus, les pratiquants de l’une sont souvent des pratiquants de l’autre.
Et Zwift ? Bonne question ! L’aspect évacuation de la sueur est intéressant, et peu importe la saison extérieure, compte-tenu des températures intérieures, c’est cuissard court toute l’année. Mais personnellement lors de la période hivernale (d’octobre à avril… lol) je laisse mes jambes tranquilles car les contraintes du rasage surpassent largement les avantages.

Le titre.

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J’ai acheté mon premier Marc Dorcel

Pour une raison qui m’échappe encore, j’étais complètement passé à côté du fait que Babor avait réalisé une scène de film porno pour Marc Dorcel. Ce n’est qu’en voyant apparaître dans mes suggestions sa vidéo (SFW) de janvier 2019 sur le sujet que j’ai pris connaissance de la nouvelle. Plus très fraîche de par le fait.

Pourtant, j’avais bien participé à la campagne de retweet à l’époque comme Twitter me le confirme :

Inutile de s’apitoyer; après visionnage de la vidéo (celle-ci toujours) je me dis que vu le travail génial qu’il a encore mis dans ce projet, je ne peux pas ne pas contribuer et potentiellement encourager une suite, en achetant la scène.

En toute honnêteté, j’avais fait connaissance avec la société de production au début des années 2000, via eMule et bien malgré moi. Depuis j’ai diversifié mes connaissances sur le sujet mais n’étais jamais passé à la caisse. Résultat je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

Je m’en cogne un peu que « DORCEL » apparaisse sur mon relevé de comptes, mais je me doute que de toute façon ils ont prévu le coup et utilisent un identifiant un peu plus discret pour leurs clients qui auraient des comptes ou relevés communs. Par contre si je peux éviter de donner trop d’info perso, à commencer par une adresse e-mail, ça m’arrange. Parce que je n’ai pas envie d’être spammé et parce qu’en cas de fuite de données j’aimerai éviter de me retrouver dans des dossiers de type « amateur de boulards Made in France« , là encore, pour ne pas être ciblé par encore plus de spam du genre.

Et finalement, tout est relativement simple. On peut se créer un compte si on le souhaite, mais par défaut on passe par un tunnel de paiement anonyme; le nom du porteur de carte n’est même pas demandé (de toute façon à ce moment-là on n’est déjà plus chez Dorcel) et on revient ensuite sur le site où les liens pour télécharger la vidéo dans diverses qualités sont proposés. Il est également offert la possibilité de fournir une adresse e-mail pour recevoir une facture/preuve d’achat qui est elle-même porteuse d’un lien pour télécharger la vidéo.

Comme j’ai utilisé un alias j’ai pas trop fait attention mais de mémoire il n’y avait pas d’opt-in/opt-out pour recevoir des communications commerciales. L’adresse ne devrait donc être utilisée que pour transmettre la facture. Je mettrait à jour l’article si je venais à recevoir des pubs de leur part par la suite.
EDIT 2022-06-10 : J’ai reçu un email de Dorcel contenant un sondage avec la promesse d’un cadeau en échange. Je n’ai pas répondu au sondage et ai demandé à être désinscrit de la liste de diffusion en utilisant le lien présent en bas de l’email.

Le téléchargement de la vidéo en HD de ~560Mo s’est fait en quelques-secondes ce qui confirme qu’ils utilisent une infra de qualité.

Voilà, c’était simple et rapide. Sans galère. Foncez (NSFW cette fois) !

Je n’ai pas encore regardé la dite vidéo mais je ferai un retour via le prochain JDMAI pour les plus curieux.

En attendant, je ne saurai que vous recommander le travail de Babor. En particulier toute l’affaire, encore en cours, autour de David Michigan : Partie 1, Partie 2, Partie 3.

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JDMAI #77

The Silkworm – Robert Galbraith : Un peu bordélique. Comme j’avais déjà été confronté à l’intrigue via l’adaptation télé, que j’avais l’impression de connaître la solution sans exactement avoir tous les détails, ça m’a pas mal gâché la chose. Dommage. Malgré tout, rien que pour la relation entre Cormoran et Robin, je continue !

Strike had always marvelled at the strange sanctity conferred upon celebrities by the public, even while the newspapers denigrated, hunted or hounded them. No matter how many famous people were convicted of rape or murder, still the belief persisted, almost pagan in its intensity: not him. It couldn’t be him. He’s famous.
[The Silkworm – Robert Galbraith]

The Secret Life of Walter Mitty – James Thurber : Je suis probablement passé complètement à côté de la chose car si je vois l’intérêt de la chose, je ne comprends pas ce qui peut le rendre culte. C’est à la fois trop court pour un livre correctement développé et trop long pour ce qui aurait eu beaucoup plus d’impact dans une chanson à mes yeux. M’enfin.

Ozark (Saison 4) : Voilà, c’est fini. Sans larmes, mais dans la bonne humeur. Honnêtement impressionné par la qualité du travail qu’ils ont réussi à maintenir jusqu’au bout. Quand on sait ce qu’il advient des séries Netflix depuis quelques années, et d’où ça partait, j’étais vraiment inquiet.
De nombreux sujets sont abordés (dont la nécessité de rejoindre #TheWarOnCars) mais si je dois n’en retenir qu’un sur cette série, c’est à quel point les auteurs ont réussi à mettre en scène de nombreux personnages féminins forts de manière totalement naturelle. A tel point que ce n’est qu’en faisant le bilan et en analysant le casting que j’ai réalisé qu’en fait, les vrais personnages principaux sont des femmes.
A la tête de cette galerie de personnages, il y a évidemment Ruth Langmore interprétée magistralement par Julia Garner. Du début à la fin c’était parfait.

Ruth Langmore : God’s a motherfucker. Isn’t he? Built me smart enough to know how fucked up my life is. But not quite smart enough to haul my ass out of it.
[Ozark – 4×04]

The Midnight Library – Matt Haig : Je trouve l’idée très intéressante et plutôt bien développée; avec une écriture bien rythmée et un humour léger. Par contre la dernière partie, qui transforme l’ouvrage en guide de prévention du suicide avec des phrases à rallonge à la limite du cringe, ça gâche tout, clairement. On avait compris l’objectif dès le départ, je ne comprends pas ce besoin de tout expliciter comme ça. Dommage.

Like I still want to die. I have wanted to die for quite a while. I have carefully calculated that the pain of me living as the bloody disaster that is myself is greater than the pain anyone else will feel if I were to die. In fact, I’m sure it would be a relief. I’m not useful to anyone. I was bad at work. I have disappointed everyone. I am a waste of a carbon footprint, to be honest.
[The Midnight Library – Matt Haig]

Hotel du Lac – Anita Brookner : Pas convaincu. Assez lent à se mettre en place, une fois dedans c’est prenant, étonnamment drôle; mais pour une raison toujours inconnue on part sur un flashback qui dure des plombes sans rien apporter de concret avant du finir sur quelque chose de tellement prévisible qu’il est difficile de ne pas être déçu devant le manque d’imagination.

‘And what is the most potent myth of all? […] The tortoise and the hare,’ she pronounced. ‘[…] The tortoise wins every time. This is a lie, of course,’ she said, […] ‘In real life, of course, it is the hare who wins. Every time. Look around you. And in any case it is my contention that Aesop was writing for the tortoise market. Axiomatically,’ she cried, her voice rising with enthusiasm. ‘Hares have no time to read. They are too busy winning the game. The propaganda goes all the other way, but only because it is the tortoise who is in need of consolation.‘
[Hotel du Lac – Anita Brookner]

Parlement (Saison 2) : Beaucoup trop drôle et réaliste ! C’est impressionnant la façon dont ils arrivent à aborder des sujets importants (et graves) avec légèreté et subtilité. Une superbe réussite. Toujours disponible en libre accès chez France TV.

King Kong Théorie – Virginie Despentes : Pas convaincu. D’un côté, beaucoup d’idées et réflexions intéressantes, basées sur des expériences concrètes et avec un style plaisant. De l’autre, tout un tas d’affirmations farfelues sorties de nulle part, appuyées par rien et dans un style intello barbant.
Quand elle affirme que toutes les prostituées ne sont pas des victimes, qu’elles ne sont pas toutes contraintes de pratiquer cette activité, je n’ai aucun mal à la croire. Son expérience est là pour appuyer son propos et, la diversité, c’est le propre du vivant ! Mais quand plus tard elle dit que « les hommes […] ce dont ils ont vraiment envie, c’est de baiser les uns avec les autres. Les hommes aiment les hommes« ; elle tient ça d’où exactement ? Comment elle démontre cette uniformité ? Elle ne fait même pas l’effort d’une petite anecdote pour tenter d’illustrer le propos, non. C’est tout, catégorique. C’est comme ça. Étrange…
Plus généralement, sa posture fait que quiconque émet un avis, positif ou négatif, sur ses écrits a automatiquement perdu et vient démontrer ses affirmations. Puisque l’on est soit un larbin utile du système, soit un rouage actif et coupable. Pile je gagne, face tu perds !
Finalement, force est de reconnaître que c’est réussi car difficile de rester indifférent face à cet essai. Well done!

Échanger un service sexuel contre de l’argent, même dans de bonnes conditions, même de son plein gré, est une atteinte à la dignité de la femme. Preuve en est : si elles avaient le choix, les prostituées ne le feraient pas. Tu parles d’une rhétorique… comme si l’épileuse de chez Yves Rocher étalait de la cire ou perçait des points noirs par pure vocation esthétique. La plupart des gens qui travaillent s’en passeraient s’ils le pouvaient, quelle blague !
[King Kong Théorie – Virginie Despentes]

Louie (Saison 4) : On a clairement quitté la comédie; d’ailleurs on ne voit quasiment plus d’extraits de stand-up. A la place il construit d’excellentes histoires humaines et ça prend. Vraiment. Et à y regarder de plus près je trouve que c’est également la série qui met le mieux en image la vie dans une grande ville. D’habitude la ville est un simple décors alors qu’ici c’est vraiment un personnage à part entière et c’est plaisant à voir.

Les Kassos (Saison 6) : De manière évidente, ils ont été contraints de réduire la voilure sur le contenu trash et ça se ressent. Ils compensent, je trouve, en creusant beaucoup plus dans la créativité des textes; moins percutants mais plus réfléchis. Ça me plaît. A côté, par manque de références, je suis passé à côté de certaines scènes.

Career of Evil – Robert Galbraith : Comme le précédent, c’est assez bordélique et l’intrigue n’est pas si intéressante que cela. Ça aurait pu être plié sans problème en moitié moins de pages. Le véritable intérêt de la série c’est vraiment la relation entre Cormoran et Robin. Et l’auteure l’a parfaitement compris étant donné le contenu du tout dernier paragraphe. Vite, la suite !

She had the look of a Bruegel peasant, with her rounded cheeks, prominent chin and wide nose. Eyebrows as thick and bushy as tiger moth caterpillars overhung her puffy eyes.
[Career of Evil – Robert Galbraith]

Woke: A Guide to Social Justice – Titania McGrath : Certains passages sont particulièrement drôles et bien trouvés. D’autres sont terrifiants de réalisme. D’autres encore amènent une réflexion intéressante. Enfin, certains sonnent creux, gratuits, réchauffés et donnent le sentiment d’être du pur fan-service à destination des anti-woke, exactement à l’image des écrits que le titre est censé parodier. Un livre entier, si court soit-il, était peut-être trop ambitieux.

Let’s be very clear about this. Any form of segregation of the sexes, in sports, in schools, in toilet facilities – anywhere at all – is a reprehensible form of gender apartheid. Except when it comes to mosques, in which case it’s empowering.
[Woke: A Guide to Social Justice – Titania McGrath]

Cop Land : En dehors de l’ambiance 90’s, c’est pas terrible terrible. L’intrigue est vraiment très simpliste.

Cast Away : Une pub de 2h30 pour un transporteur et un fabriquant d’équipement sportif ? Ou alors je suis passé à côté de quelque-chose ?

Arizona Dream : Le genre de délire artistique auquel j’arrive à adhérer. Superbe. Et je me rends compte aujourd’hui que j’ai été bercé dans mon enfance par l’écoute de l’OST.

The Travelling Cat Chronicles – Hiro Arikawa : A la lecture du résumé et de quelques avis, je craignais que ça ne tourne trop autour du pathos et du kawaii. Ce n’est pas le cas. La première partie est surtout très drôle. Le dernier tiers, beaucoup moins, évidemment. Mais c’est écrit de manière subtile, presque avec pudeur. On n’a pas l’impression d’être contraint à la tristesse. Au final c’est une très belle histoire de relations humaines mais aussi, et surtout, du lien fort qui peut exister entre un humain et un animal de compagnie; et les conséquences que cela peut avoir sur la vie d’autres humains et animaux.

Feeling the weight of a cat’s paws pressing into your shoulders in the middle of the night – not much beats that.
[The Travelling Cat Chronicles – Hiro Arikawa]

#Playlist

Seth Gueko – Mange tes morts : Un bon son de barlou bien débile avec un refrain délicieux.

The Interrupters – She Got Arrested : La première fois que j’ai entendu ce morceau j’étais persuadé d’entendre un morceau enregistré par un groupe anglais il y a au moins trente ans. Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant qu’il date des années 2010 et provient d’un groupe californien. Je mets celui-ci car c’est le premier que j’ai entendu mais tous les autres sont au moins aussi biens. Je ne décroche plus. Cette reprise de Bad Guy !!!

Casiopea – Midnight Rendezvous : Même chose que pour The Interrupters, premier morceau découvert du groupe mais tout ce qu’il ont fait est absolument fou ! Et cette fois, ça sent les années 80 et ça tombe bien car ça vient (approximativement) de cette époque.