15 ans…

Hier, le 12 Juillet 2013, avait lieu le 15ème anniversaire de la Finale de la Coupe du Monde France 98, qui avait lieu au Stade de France, le 12 Juillet 1998 donc, à 21h.

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Certains n’en ont qu’un vague souvenir, d’autres absolument aucun. Pour moi, et même si je n’avais que 8 ans à l’époque, cette soirée est gravée très précisément dans ma mémoire.

Je me souviens parfaitement avec qui et où j’étais. Que ce soit le trajet pour y aller, où déjà l’euphorie était présente avec de très nombreux supporters croisés au bord de la route, avec lesquels ont échangeait des coups de klaxon ou un « Allez les Bleus ! » crié par le fenêtre ouverture, jusqu’au moment où je m’endormais dans la voiture pendant le retour tardif; tout est très clair dans ma mémoire.

Je me souviens l’excitation que je ressentais lorsque je sirotais ma bouteille de Canada Dry à la paille en attendant le coup d’envoi.

Je me souviens des paroles de mon grand-père après le premier but de Zinédine Zidane, qui déclarait que même si on finissait par perdre le match, il serait éternellement reconnaissant envers l’Équipe de France pour toutes les émotions qu’il avait pu vivre jusqu’alors.

Je me souviens de l’irréalité dans laquelle je semblais me trouver lors du but d’Emmanuel Petit qui offrait définitivement la victoire à la France.

Je me souviens des feux d’artifice tirés dans le jardin en utilisant la bouteille vide de Canada Dry comme rampe de lancement.

Je me souviens des images de célébration partout en France diffusées alors à la télé, mais également les images de tristesse au Brésil.

Et puis après cette soirée, je me souviens l’été qui s’en est suivit, où pendant deux mois on a vécu France 98 au quotidien.

Dès le matin au petit déjeuner avec les objets fétiches des joueurs que l’on trouvait dans le couvercle des pots. M’étant depuis toujours montré le plus performant au poste de gardien, j’avais alors enchaîné les pots jusqu’à trouver le pendentif dauphin de Fabien Barthez, dans l’espoir de devenir, en le portant, un meilleur gardien.

Il y avait aussi l’album Panini, la B.D. Leo Loden, la cassette vidéo

Mais ce qui reste le plus présent pour moi, c’est la soirée de la Finale.

Certaines personnes n’hésitent pas à avoir ce qu’ils estiment être la plus belle journée de leur vie; je n’irai pas jusque là car je n’ai jamais été un adepte des classements, mais ce jour là est sans aucun doute l’évènement le plus éloigné que je puisse dater avec précision et qui reste comme totalement joyeux.

Posté le 13 juillet 2013 par Jacques Danielle