Boaring

They descend on towns and villages […] They occasionally attack humans. But perhaps most dangerous of all, the marauders carry with them highly radioactive material.
[…]
As Japan prepares to lift some evacuation orders on four towns within the more than 12-mile exclusion zone around the Fukushima plant later this month, officials are struggling to clear out the contaminated boars.
[…]
[they] also expressed concern that returning residents may be attacked by the animals, some of which have settled comfortably in abandoned homes and have reportedly lost their shyness to humans.
[…]
The local authorities in towns across Fukushima have hired teams of hunters to cull the boars. It is unclear whether those efforts will pay off, or whether they are enough to persuade former residents to return home.
[…]
The local Fukushima government recently published a guidebook of suggestions to help officials tackle the wild boar problem, including building special traps and using drones to ward off the animals.
« It’s important to set up an environment that will make it tough for the boars to live in, » an official told the Yomiuri daily.
[Radioactive Boars in Fukushima Thwart Residents’ Plans to Return Home sur NYTimes.com]

Après s’être accaparé des terres et avoir été suffisamment stupide pour se les être rendues soit même inhabitables, s’obligeant à les quitter à la hâte et laissant la Nature refaire son œuvre, voilà que l’Humain souhaite réacquérir son bien au prix du sang et des crépitements des compteurs Geiger.

Posté le 11 mars 2017 par Jacques Danielle

Panem et circenses

Non, ce n’est pas un rêve. C’est bel et bien l’incroyable réalité. On promettait pourtant l’enfer au PSG. Mais l’enfer, c’est bien le Barça qui l’a vécu mardi soir au Parc des Princes, en 8e de finale aller de la Ligue des champions (4-0). Une nuit magique pour Paris.
[Ligue des champions : le PSG écrase le FC Barcelone (4-0) en 8e de finale aller sur Eurosport.fr]

 

100
C’est, en pourcentage, les chances de qualification d’une équipe après avoir gagné 4-0 à domicile l’aller en Coupe d’Europe depuis la saison 1970-1971, sur 169 cas recensés.
[Les chiffres fous de PSG-Barça sur LEquipe.fr]

 

Malgré son exploit du match aller (4-0), le PSG a sombré à Barcelone (1-6), ce mercredi en huitième de finale retour de la Ligue des champions. Il est éliminé dès les huitièmes de finale.
[…]
À deux minutes de la fin du temps réglementaire, les Parisiens avaient encore pourtant de la marge. […] Mais de façon incrompréhensible, les joueurs d’Unai Emery ont continué de reculer. Et ce qui devait arriver, arriva. Ils ont été punis.
[Le PSG humilié à Barcelone et éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions sur LEquipe.fr]

Que des dizaines de millions de personnes arrivent à croire à la régularité de ce genre de rencontre sportive m’aide à comprendre comment des millions de personnes peuvent continuer à soutenir un chantre de la malhonnêteté.

Certains se souviendront d’un exploit similaire réalisé par l’Olympique Lyonnais à un stade inférieur de cette même compétition en 2011 :

Lyon a arraché une qualification inouïe pour les 8es de finale de la Ligue des Champions, mercredi, en allant battre le Dinamo Zagreb (1-7) […] Incroyable.
[Au tour de Lyon d’être incroyable sur Eurosport.fr]

Posté le 10 mars 2017 par Jacques Danielle

JDMAI #14

White Collar (Saison 3) : Je vais la mettre dans plaisir coupable. Ça m’évitera de devoir expliquer que c’est totalement mauvais mais que je regarde quand même, pour les trois saisons à venir.

Doctor Foster (Saison 1) : Les trois premiers épisodes sont exceptionnels, d’une justesse tout à fait inédite à mes yeux. Je n’avais jamais vu un personnage éprouver des émotions aussi intenses. Les deux derniers chapitres sont trop américains et viennent tout gâcher. Dommage. Ça reste globalement très supérieur à la moyenne et surtout, contrairement à ce que son titre laisse entendre, cela n’a strictement rien d’une série médicale.

Solitary : Soit c’est un mauvais documentaire, soit Oz est une série vraiment exceptionnelle. J’aurais tendance à partir sur la seconde option. En faisant témoigner les prisonniers et les surveillants, cela permet d’obtenir un point de vue global de la situation. Chacun y trouvera ce qu’il veut. Personnellement je n’ai rien appris de nouveau par rapport à ce qu’exposait Oz. Si ce n’est une chose via le témoignage d’un des prisonniers qui semble reconnaître la réussite du côté punitif :

Chaque jour se répète, toujours exactement le même.
Dans cette cellule, tout seul, c’est comme-ci on n’était pas en prison, c’est comme-ci on était ailleurs.
On est en dehors de la vie. C’est tout.
[Michael in Solitary: Inside Red Onion State Prison]

Santa Clarita Diet (Saison 1) : Fan absolu de Thimothy Raylan Givens Olyphant, le voir dans une comédie un peu simplette me laissait perplexe. Les premières minutes confirment mes craintes. C’est horriblement nul. Mais par respect pour l’acteur je continue, et finalement j’accroche totalement et enchaîne les épisodes d’une traite. C’est du pur divertissement, aucun intérêt sinon.

Undercover (Saison 1) : Voir critique complète.

Archer (Saison 5) : Toujours bien.

Rick & Morty (Saison 1) : En voyant les illustrations, je m’attendais à quelque chose qui ressemblerait à Futurama. N’ayant jamais compris l’intérêt des gens pour cette série, comme pour The Simpsons ou American Dad, il m’a fallu plusieurs mois avant de me décider à essayer. Et en réalité ça n’a strictement rien à voir. Avec un humour parfois léger, parfois très creusé, les auteurs abordent de vrais sujets de fond. Top !

Rectify (Saison 3 & Saison 4) : Là où les deux premières saisons ne m’avaient pas réellement convaincu, je ne peux reconnaître que le caractère exceptionnel des deux dernières. On sait à quoi l’on assiste : un drame familial très intense porté par une réalisation ??? et une photographie magnifique. On est à deux doigts de la perfection. Seule ombre au tableau le personnage de Tawney Talbot qui m’insupporte au plus haut point et dont je n’ai pas trouvé l’utilité dans ces deux chapitres.

Shadow Of Truth (Intégrale) : Wow ! L’équivalent israélien de Making a Murderer. D’un côté plus amateur, mais de l’autre beaucoup plus puissante émotionnellement. Non seulement l’histoire racontée est beaucoup plus lourde, mais en plus le choix narratif qui pousse à remettre en cause tout ce en quoi on croyait suite à l’épisode précédent rend complètement fou. Vraiment très perturbant et donc réussi.

Rita (Saison 1) : Ça commence en comédie absolument hilarante et ça se transforme en drame familial plutôt léger. Le résultat n’est pas fou. Mais ça change. La touche danoise.

Loin de chez nous (Saison 1) : Loin d’être décidé. Mélange entre du drama au gros potentiel et de la comédie française ridicule. Budget limité oblige, tournée très certainement dans une carrière d’Île-de-France sur fond vert, le résultat est pauvre et les scènes d’extérieur vraiment tristes. Ça c’est pour la partie désertique. A côté on a aussi des scènes dans les bois qui ont été probablement tournées dans la Forêt de Rambouillet avec sa végétation qui ne trompe pas. J’aurai certainement réussi à faire abstraction de ces détails si le scénario était plus habilement ficelé. On est donc très loin d’un Generation Kill français. Cela étant dit, 10 épisodes de 25 minutes ça passe très vite. Et parce que cette série est une prise de risque et reste bien meilleure que le lisier qui s’écoule habituellement des boîtes de production françaises, elle mérite d’être vue.

Brooklyn Nine-Nine (Saison 1, Saison 2 et Saison 3) : J’avais peur du gros nanard bien gras. Les recommandations auront eu raison. Cette série est exactement ce qu’elle prétend être : un divertissement comique sans prise de tête. C’est drôle, on s’attache aux personnages et comme c’est bien écrit, on se prend vraiment au jeu.

Tickled : What. The. Fuck. Totalement abracadabrantesque; et l’histoire ne fait que commencer !

Freaks and Geeks (Intégrale) : Critique complète à venir…

Posté le 1 mars 2017 par Jacques Danielle

Sous la couette

Undercover ou parfois en français Pod Prikritie.

Le pitch n’est pas fou et n’a rien d’original : l’infiltration d’un policier dans la mafia bulgare.

Mafia, Bulgarie, infiltration…

Sur Netflix la série est avantageusement proposée en VOSTFR et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’y pencher. Pouvoir regarder ma première série bulgare dans de vraies conditions. Le manque d’originalité permettant alors de me rattacher à ce que je connais.

Les personnages d’abord. En grande majorité ils ont tous des têtes de mafieux de l’est. Impossible de déterminer pour un œil nourri aux clichés qui sont les gentils, qui sont les méchants. Jusqu’à preuve du contraire, ils sont tous méchants. Et ils sont aussi tous normaux. Là où dans les séries américaines mêmes les moches sont beaux, ici il n’y a que des gens que l’on pourrait croiser dans la rue. Sauf peut-être Martin Hristov, le personnage principal interprété par Ivaylo Zahariev qui non seulement fait beaucoup plus ouest-européen que les autres, mais surtout ressemble énormément à Orelsan à tel point que ça en est extrêmement perturbant :

Le scénario de son côté est très inégal. On alterne entre le classique, le trop classique et le relativement original pour un résultat plutôt moyen malheureusement. L’utilisation de raccourcis scénaristiques apporte également quelques déceptions.

La réalisation est exactement à l’image du scénario. Elle suit majoritairement les codes du genre, s’aventure parfois dans des expérimentations intéressantes et s’égare aussi dans des clichés dépassés.

La série souffre aussi d’un probable manque de budget qui l’oblige à avoir recours à des placements produits beaucoup trop évidents et qui donnent un goût amer d’amateurisme. Pendant le générique de fin, il y a des remerciements pour les différents partenaires avec entre autres : Audi, KFC et Mr.Bricolage. Ça dresse déjà le tableau. Au cours des épisodes, on les retrouve comme tels :
– les mafieux qui ne se déplacent qu’en Audi neuves de différents modèles
– les personnages qui se retrouvent régulièrement chez Mr.Bricolage et surtout sur son parking avec l’enseigne en arrière plan
– le héros qui se rend au KFC et oriente son gobelet comme il faut pour bien faire apparaître la marque

Un dernier point qui m’a moins sauté aux yeux mais qui est encore moins discret, semble être le fait que le club qui sert de QG au groupe que l’on suit existe bel et bien à Sofia et est donc lui aussi partenaire de la série.

Un bilan plutôt négatif sur cette première saison que j’ai eu quelques difficultés à terminer. Je ne sais d’ailleurs pas encore si je vais poursuivre l’expérience, mais je suis content d’avoir essayé

Posté le 22 février 2017 par Jacques Danielle

JDMAI #13

Black Mirror (White Christmas & Saison 3) : On monte encore d’un niveau par rapport aux deux saisons précédentes. A mes yeux l’épisode le plus marquant est San Junipero, dont je ne suis toujours pas remis. Et toute cette tristesse revient instantanément dès les premières notes de la musique de fin. Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà ressenti autant d’émotions devant un écran. Vraiment exceptionnel.

Designated Survivor (Saison 1 Part 1) : Amusant de voir Jack Bauer de l’autre côté du Oval Office. Ça reste du nawak à la 24, mais c’est plaisant. A voir la suite.

Quarry (Saison 1) : Globalement une déception. Alors qu’elle avait tout pour plaire, avec une réalisation de qualité, une photographie magnifique et une BO délicieuse, le scénario pauvre et brouillon vient tout gâcher. Seul point positif : cette saison se suffit à elle même. Je n’ai donc aucun regret de m’arrêter là.

Better Things (Saison 1) : Sous couvert d’une comédie vraiment drôle, de vrais sujets sont abordés avec une finesse certaine. Un exemple de l’humour avec une pub. Et un exemple de la justesse avec cette citation :

I used to think the scary part about getting older was dying, and it turns out that the scary part of getting older is young people.
It’s like we’re the Indians, and they’re the white settlers, and they keep coming and they take all our resources, and all we’re left with is diseased blankets.
[Sam Fox (Pamela Adlon) in Better Things – 01×06]

The Leftovers (Saison 2) : Si la première saison était particulière, j’avais globalement compris ce que j’avais vu. Cette fois c’est très différent. Je n’ai absolument rien compris. Ou presque. Si j’ai compris une chose, c’est que les personnages eux-même ne comprenaient rien. C’est toujours bien réalisé, très beau, et on a envie de voir la suite. Mais c’est incompréhensible. Très perturbant.

Easy (Saison 1) : Une série simple (!) qui fait du bien quand on la regarde, puisque c’est amusant, touchant et surtout ça se termine bien à chaque fois. On s’amusera aussi à trouver les interconnexions entre les différents personnages. Ni trop long, ni trop court. Bien bien bien !

Line Of Duty (Saison 3) : J’avais bien accroché aux deux premières saisons, celle-ci est beaucoup plus brouillonne.

StartUp (Saison 1) : Mélange grossier de clichés. La bonne réalisation permet d’aller jusqu’au bout. (Ma première expérience avec Amazon Prime Video)

Real Detective (Saison 1) : L’idée de départ de mélanger une reconstitution au témoignage d’un enquêter est vraiment intéressante, le choix des enquêtes est réussi, la réalisation des reconstitutions excellente. Terrible. Tout comme les histoires relatées.

The Crown (Saison 1) : Série la plus chère produite par Netflix à ce jour. Ça saute aux yeux. C’est magnifique. Claire Foy aussi. Malheureusement les personnages masculins (Philip Mountbatten et Winston Churchill) sont tellement abjects qu’il m’était parfois vraiment difficile de continuer. Et les choix narratifs avec flash-back et sa conséquence sur le présent ensuite, des morceaux choisis racontés… Quitte à faire une série biographique, autant aller jusqu’au bout, plutôt que de mélanger un tutoriel avec une série documentaire fictionnelle.

Glitch (Saison 1) : Particulier. J’ai bien aimais cette ambiance australienne, j’aurai apprécié prolonger l’expérience, mais si possible sans cet aspect fantastique à l’origine de la série.

Poldark (Saison 1 & Saison 2) : Merci Netflix pour cette recommandation foireuse. A la croisée entre Wuthering Heights (les seuls moments sans vent sont les scènes d’intérieur !) et Downton Abbey. J’aurai pu apprécier. Mais c’est trop prévisible, trop cliché, trop redondant, trop propre, trop lisse… Lassant.

The Investigator: A British Crime Story (Saison 1) : Je n’ai pas tenu jusqu’à la fin. A force de qualité, j’avais oublié qu’une série documentaire n’était pas forcément un gage de qualité. L’histoire était porteuse, mais la narration vraiment ratée.

Posté le 1 février 2017 par Jacques Danielle

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