Beep beep !

Testé depuis quelques jours en Normandie, le système repose sur l’utilisation de radars mobiles dans des voitures banalisées, avec au volant, des employés de sociétés privées.
[…]
Questionné par Roger Karoutchi, l’Intérieur a tenu à insister […] : « seule la conduite des voitures radars sera externalisée. Les prestataires privés activeront le processus de contrôle, mais ils n’interviendront pas sur le dispositif de relevé des infractions, qui sera entièrement automatisé« .
[…]
« Les véhicules mis à disposition des prestataires privés seront modifiés de telle sorte qu’ils puissent s’auto-paramétrer et, sans intervention manuelle, prendre automatiquement en compte la vitesse maximale autorisée […]« .
[…]
De même, le cahier des charges imposé aux acteurs privés inclura notamment des règles de durée, mais jamais « ne leur donnera (…) pour objectif de collecter un nombre minimum de messages d’infraction« . Selon l’Intérieur, « en aucun cas les entreprises ne connaîtront le nombre d’infractions relevées par leurs voitures radars. Leur rémunération sera donc totalement indépendante de cet élément« .
[Caméras miniaturisées, flash infrarouge : nouveaux détails sur les voitures-radars privatisées sur NextINpact.com]

« Il reste encore des enfants à écraser, vous pouvez accélérer. » Non, le maire de Bretenières n’est pas un dangereux psychopathe. Hervé Bruyère est simplement excédé de voir filer les voitures à toute allure dans sa commune. Il a donc décidé de manier l’ironie pour faire baisser la vitesse.
[…]
Avant cela, la commune a tout tenté. « La limite est passée de 50 km/h à 30 km/h, sans effet. On a […] implanté des dos d’âne au niveau de l’école, on a instauré des priorités à droite sur les rues adjacentes. Mais rien, ou presque. »
[…]
Quatre mois plus tard, Hervé Bruyère est « un peu surpris que cette histoire remonte au niveau national« . « Mais cela fait réagir, ce n’est pas anodin. » […] Il confesse lui-même que le panneau n’a pas eu les effets escomptés, sans avoir toutefois l’intention de le déplacer. « Je réfléchis encore à ce qui pourrait être amélioré. Pourquoi pas des chicanes ? »
[Un maire excédé se lâche sur un panneau : « Il reste des enfants à écraser, vous pouvez accélérer » sur FranceTVInfo.fr]

Quel système sera le plus efficace ?

L’un d’eux présente au moins l’intérêt de fournir un emploi non qualifié tout en emmerdant les cons.

Posté le 12 mars 2017 par Jacques Danielle

Boaring

They descend on towns and villages […] They occasionally attack humans. But perhaps most dangerous of all, the marauders carry with them highly radioactive material.
[…]
As Japan prepares to lift some evacuation orders on four towns within the more than 12-mile exclusion zone around the Fukushima plant later this month, officials are struggling to clear out the contaminated boars.
[…]
[they] also expressed concern that returning residents may be attacked by the animals, some of which have settled comfortably in abandoned homes and have reportedly lost their shyness to humans.
[…]
The local authorities in towns across Fukushima have hired teams of hunters to cull the boars. It is unclear whether those efforts will pay off, or whether they are enough to persuade former residents to return home.
[…]
The local Fukushima government recently published a guidebook of suggestions to help officials tackle the wild boar problem, including building special traps and using drones to ward off the animals.
« It’s important to set up an environment that will make it tough for the boars to live in, » an official told the Yomiuri daily.
[Radioactive Boars in Fukushima Thwart Residents’ Plans to Return Home sur NYTimes.com]

Après s’être accaparé des terres et avoir été suffisamment stupide pour se les être rendues soit même inhabitables, s’obligeant à les quitter à la hâte et laissant la Nature refaire son œuvre, voilà que l’Humain souhaite réacquérir son bien au prix du sang et des crépitements des compteurs Geiger.

Posté le 11 mars 2017 par Jacques Danielle

Panem et circenses

Non, ce n’est pas un rêve. C’est bel et bien l’incroyable réalité. On promettait pourtant l’enfer au PSG. Mais l’enfer, c’est bien le Barça qui l’a vécu mardi soir au Parc des Princes, en 8e de finale aller de la Ligue des champions (4-0). Une nuit magique pour Paris.
[Ligue des champions : le PSG écrase le FC Barcelone (4-0) en 8e de finale aller sur Eurosport.fr]

 

100
C’est, en pourcentage, les chances de qualification d’une équipe après avoir gagné 4-0 à domicile l’aller en Coupe d’Europe depuis la saison 1970-1971, sur 169 cas recensés.
[Les chiffres fous de PSG-Barça sur LEquipe.fr]

 

Malgré son exploit du match aller (4-0), le PSG a sombré à Barcelone (1-6), ce mercredi en huitième de finale retour de la Ligue des champions. Il est éliminé dès les huitièmes de finale.
[…]
À deux minutes de la fin du temps réglementaire, les Parisiens avaient encore pourtant de la marge. […] Mais de façon incrompréhensible, les joueurs d’Unai Emery ont continué de reculer. Et ce qui devait arriver, arriva. Ils ont été punis.
[Le PSG humilié à Barcelone et éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions sur LEquipe.fr]

Que des dizaines de millions de personnes arrivent à croire à la régularité de ce genre de rencontre sportive m’aide à comprendre comment des millions de personnes peuvent continuer à soutenir un chantre de la malhonnêteté.

Certains se souviendront d’un exploit similaire réalisé par l’Olympique Lyonnais à un stade inférieur de cette même compétition en 2011 :

Lyon a arraché une qualification inouïe pour les 8es de finale de la Ligue des Champions, mercredi, en allant battre le Dinamo Zagreb (1-7) […] Incroyable.
[Au tour de Lyon d’être incroyable sur Eurosport.fr]

Posté le 10 mars 2017 par Jacques Danielle

JDMAI #14

White Collar (Saison 3) : Je vais la mettre dans plaisir coupable. Ça m’évitera de devoir expliquer que c’est totalement mauvais mais que je regarde quand même, pour les trois saisons à venir.

Doctor Foster (Saison 1) : Les trois premiers épisodes sont exceptionnels, d’une justesse tout à fait inédite à mes yeux. Je n’avais jamais vu un personnage éprouver des émotions aussi intenses. Les deux derniers chapitres sont trop américains et viennent tout gâcher. Dommage. Ça reste globalement très supérieur à la moyenne et surtout, contrairement à ce que son titre laisse entendre, cela n’a strictement rien d’une série médicale.

Solitary : Soit c’est un mauvais documentaire, soit Oz est une série vraiment exceptionnelle. J’aurais tendance à partir sur la seconde option. En faisant témoigner les prisonniers et les surveillants, cela permet d’obtenir un point de vue global de la situation. Chacun y trouvera ce qu’il veut. Personnellement je n’ai rien appris de nouveau par rapport à ce qu’exposait Oz. Si ce n’est une chose via le témoignage d’un des prisonniers qui semble reconnaître la réussite du côté punitif :

Chaque jour se répète, toujours exactement le même.
Dans cette cellule, tout seul, c’est comme-ci on n’était pas en prison, c’est comme-ci on était ailleurs.
On est en dehors de la vie. C’est tout.
[Michael in Solitary: Inside Red Onion State Prison]

Santa Clarita Diet (Saison 1) : Fan absolu de Thimothy Raylan Givens Olyphant, le voir dans une comédie un peu simplette me laissait perplexe. Les premières minutes confirment mes craintes. C’est horriblement nul. Mais par respect pour l’acteur je continue, et finalement j’accroche totalement et enchaîne les épisodes d’une traite. C’est du pur divertissement, aucun intérêt sinon.

Undercover (Saison 1) : Voir critique complète.

Archer (Saison 5) : Toujours bien.

Rick & Morty (Saison 1) : En voyant les illustrations, je m’attendais à quelque chose qui ressemblerait à Futurama. N’ayant jamais compris l’intérêt des gens pour cette série, comme pour The Simpsons ou American Dad, il m’a fallu plusieurs mois avant de me décider à essayer. Et en réalité ça n’a strictement rien à voir. Avec un humour parfois léger, parfois très creusé, les auteurs abordent de vrais sujets de fond. Top !

Rectify (Saison 3 & Saison 4) : Là où les deux premières saisons ne m’avaient pas réellement convaincu, je ne peux reconnaître que le caractère exceptionnel des deux dernières. On sait à quoi l’on assiste : un drame familial très intense porté par une réalisation ??? et une photographie magnifique. On est à deux doigts de la perfection. Seule ombre au tableau le personnage de Tawney Talbot qui m’insupporte au plus haut point et dont je n’ai pas trouvé l’utilité dans ces deux chapitres.

Shadow Of Truth (Intégrale) : Wow ! L’équivalent israélien de Making a Murderer. D’un côté plus amateur, mais de l’autre beaucoup plus puissante émotionnellement. Non seulement l’histoire racontée est beaucoup plus lourde, mais en plus le choix narratif qui pousse à remettre en cause tout ce en quoi on croyait suite à l’épisode précédent rend complètement fou. Vraiment très perturbant et donc réussi.

Rita (Saison 1) : Ça commence en comédie absolument hilarante et ça se transforme en drame familial plutôt léger. Le résultat n’est pas fou. Mais ça change. La touche danoise.

Loin de chez nous (Saison 1) : Loin d’être décidé. Mélange entre du drama au gros potentiel et de la comédie française ridicule. Budget limité oblige, tournée très certainement dans une carrière d’Île-de-France sur fond vert, le résultat est pauvre et les scènes d’extérieur vraiment tristes. Ça c’est pour la partie désertique. A côté on a aussi des scènes dans les bois qui ont été probablement tournées dans la Forêt de Rambouillet avec sa végétation qui ne trompe pas. J’aurai certainement réussi à faire abstraction de ces détails si le scénario était plus habilement ficelé. On est donc très loin d’un Generation Kill français. Cela étant dit, 10 épisodes de 25 minutes ça passe très vite. Et parce que cette série est une prise de risque et reste bien meilleure que le lisier qui s’écoule habituellement des boîtes de production françaises, elle mérite d’être vue.

Brooklyn Nine-Nine (Saison 1, Saison 2 et Saison 3) : J’avais peur du gros nanard bien gras. Les recommandations auront eu raison. Cette série est exactement ce qu’elle prétend être : un divertissement comique sans prise de tête. C’est drôle, on s’attache aux personnages et comme c’est bien écrit, on se prend vraiment au jeu.

Tickled : What. The. Fuck. Totalement abracadabrantesque; et l’histoire ne fait que commencer !

Freaks and Geeks (Intégrale) : Critique complète à venir…

Posté le 1 mars 2017 par Jacques Danielle

Sous la couette

Undercover ou parfois en français Pod Prikritie.

Le pitch n’est pas fou et n’a rien d’original : l’infiltration d’un policier dans la mafia bulgare.

Mafia, Bulgarie, infiltration…

Sur Netflix la série est avantageusement proposée en VOSTFR et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’y pencher. Pouvoir regarder ma première série bulgare dans de vraies conditions. Le manque d’originalité permettant alors de me rattacher à ce que je connais.

Les personnages d’abord. En grande majorité ils ont tous des têtes de mafieux de l’est. Impossible de déterminer pour un œil nourri aux clichés qui sont les gentils, qui sont les méchants. Jusqu’à preuve du contraire, ils sont tous méchants. Et ils sont aussi tous normaux. Là où dans les séries américaines mêmes les moches sont beaux, ici il n’y a que des gens que l’on pourrait croiser dans la rue. Sauf peut-être Martin Hristov, le personnage principal interprété par Ivaylo Zahariev qui non seulement fait beaucoup plus ouest-européen que les autres, mais surtout ressemble énormément à Orelsan à tel point que ça en est extrêmement perturbant :

Le scénario de son côté est très inégal. On alterne entre le classique, le trop classique et le relativement original pour un résultat plutôt moyen malheureusement. L’utilisation de raccourcis scénaristiques apporte également quelques déceptions.

La réalisation est exactement à l’image du scénario. Elle suit majoritairement les codes du genre, s’aventure parfois dans des expérimentations intéressantes et s’égare aussi dans des clichés dépassés.

La série souffre aussi d’un probable manque de budget qui l’oblige à avoir recours à des placements produits beaucoup trop évidents et qui donnent un goût amer d’amateurisme. Pendant le générique de fin, il y a des remerciements pour les différents partenaires avec entre autres : Audi, KFC et Mr.Bricolage. Ça dresse déjà le tableau. Au cours des épisodes, on les retrouve comme tels :
– les mafieux qui ne se déplacent qu’en Audi neuves de différents modèles
– les personnages qui se retrouvent régulièrement chez Mr.Bricolage et surtout sur son parking avec l’enseigne en arrière plan
– le héros qui se rend au KFC et oriente son gobelet comme il faut pour bien faire apparaître la marque

Un dernier point qui m’a moins sauté aux yeux mais qui est encore moins discret, semble être le fait que le club qui sert de QG au groupe que l’on suit existe bel et bien à Sofia et est donc lui aussi partenaire de la série.

Un bilan plutôt négatif sur cette première saison que j’ai eu quelques difficultés à terminer. Je ne sais d’ailleurs pas encore si je vais poursuivre l’expérience, mais je suis content d’avoir essayé

Posté le 22 février 2017 par Jacques Danielle

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