L’Ain, terre nette

ain_terre_netteDrained pond by Szabolcs Horvát

Merci beaucoup, c’est tout pour moi.

Posté le 2 juillet 2016 par Jacques Danielle

JDMAI #6

Spaced (Intégrale) : Le titre français est Les Allumés. Même si c’est moche, ça correspond assez à l’esprit de la série. Très simple tout en étant structurellement bien construit, les (trop peu nombreux) épisodes défilent à la vitesse de la lumière avec plaisir.

Flaked (Saison 1) : Série bien descendue par la critique, je m’étais quand même dit que j’allais lui laisser une chance depuis que j’avais reçu le mail de Netflix annonçant sa sortie. Et j’ai bien fait. C’est simple tout en sachant se développer comme il faut. Je n’ai pas tout compris, mais pour le reste j’ai vraiment passé un bon moment. Une sorte d’How To Make It In America, version Los Angeles.

The Driver (Intégrale) : Mini-série qui aurait très bien pu être film de moins de 3h. C’est dommage car cela oblige les scénaristes à prendre quelques raccourcis alors qu’on aurait aimé avoir la version longue. De fait, n’a pas un intérêt particulièrement poussé.

Line Of Duty (Saison 1 & Saison 2) : Plutôt surpris, je m’attendais à retrouver la même chose que dans tous les policiers anglais, mais le traitement est différent et c’est plaisant.

Love (Saison 1) : Sortie en même temps que Flaked sur Netflix, je m’attendais à la même chose mais version féminine. Ce n’est pas le cas. Par contre ça avance encore moins que Flaked. Mais ça se regarde très simplement et c’est globalement amusant.

Et c’est tout. Mois de juin très léger question séries pour raisons professionnelles. A la place j’ai lu. Je tacherai de faire la critique des trois livres un peu plus tard.

Posté le 2 juillet 2016 par Jacques Danielle

Syndrome de Copenhague

Certes, le vélo n’est pas la solution pour tous et partout. Pour autant, la moitié des Français habitent aujourd’hui à moins de 8 kilomètres de leur lieu de travail, une distance réalisable en vélo en moins de 30 minutes sans forcer la pédale. Imaginez une société où une proportion importante des gens capables de faire du vélo pour les déplacements inférieurs à 10 kilomètres […] s’y mettaient. Combien de voitures en moins sur nos routes ? combien de tonnes de pétrole économisées ? Si tous les automobilistes en mesure de changer leurs habitudes de déplacement l’avaient fait, les stocks des stations-service auraient été suffisants pour ceux qui ne peuvent se passer de la voiture
[…]
A moyen et long terme, le développement du vélo modifie l’aménagement du territoire. L’usage du vélo change les habitudes de déplacement. A vélo, on ne fait pas 20 kilomètres pour aller au supermarché, on privilégie les commerces de proximité et donc les circuits courts.
[…]
Pour autant, faire du vélo un mode de déplacement alternatif crédible à la voiture mais aussi aux transports en commun de plus en plus saturés implique des choix politiques. […]
La solution vélo est sous nos yeux, elle est simple, elle est économique et écologique, n’attendons pas la prochaine crise, sociale, économique ou géopolitique pour l’adopter. Tous les cyclistes vous le diront, avec le vélo, la France ira vraiment mieux !
[Otage de votre voiture, adoptez la solution vélo sur Libération.fr]

Probablement le texte le plus réaliste et le moins extrémiste que j’ai pu lire sur le sujet.

Et pourtant, même si il commence par prendre de grosse pincettes avec le vélo n’est pas la solution pour tous et partout, ça n’a pas loupé dans les commentaires on a droit au paysan qui a décidé de s’installer loin de tout et qui se victimise pour justifier sa dépendance à l’automobile :

tout est vrai… quand on habite en centre ville !!!

Il n’aura fallu attendre que le troisième commentaire en plus ! Publiée sur Le Figaro ou autre site du genre, les réactions en ce sens auraient été beaucoup plus nombreuses et, surtout, plus virulentes. A croire qu’ils ne lisent même pas l’article. Une sorte de réaction primaire.

Posté le 3 juin 2016 par Jacques Danielle

JDMAI #5

Downton Abbey (Saison 2, Saison 3, Saison 4, Saison 5 & Saison 6) : J’ai finalement réalisé que j’étais devant un soap bien travaillé et se passant au début du siècle dernier. J’étais donc autorisé à abandonner car cela devenait vraiment ridicule. Mais j’ai continué, pour essayer de voir ce qui pouvait expliquer les bonnes critiques de la part de personnes qui n’auraient pas dû aimer. Et après avoir tout vu, je n’ai pas trouvé. C’est vraiment ce que c’est : un soap bien travaillé. De par cette qualité, j’imagine que si l’on n’est pas attentif on peut se laisser duper ?

Hinterland (Saison 1) : Énième série d’un policier cassé dans un monde tordu. Gallois cette fois. Bonne photographie, intrigues travaillées, personnages crédibles : ça fonctionne !

The Affair (Saison 2) : Malgré le gros previously on du début de saison, impossible de me remémorer avec exactitude comment s’était terminée la précédente. Avec la narration très particulière, ça n’aide pas. L’idée ici étant de relater les mêmes événements du point de vue de quatre personnages différents. Je me suis particulièrement amusé à trouver les différences visuelles; ainsi une robe jaune vue par un homme devient une robe jaune à fleurs pour une femme… Le reste est toujours parfaitement réussi. Reste que cette intrigue policière de fond qui conduit à un twist ending vient réellement gâcher le plaisir et tout porte à croire qu’elle va tuer la série. Mais bon, Ruth Wilson.

ruth_wilson_the_affair

The Bletchley Circle (Intégrale) : Oui bon ok. Ça ressemble plus à un essai féministe qu’autre chose. Passons.

Banshee (Saison 1) : En lisant le synopsis et les différents avis sur le Web je m’attendais à tomber sur une version bas de gamme de Justified. Si dans l’idée c’est à peu près ça (un justicier qui aime bien la bagarre dans un coin paumé des États-Unis), le résultat c’est une série nobrain écrite et réalisée selon les codes d’une série de qualité. D’un côté on essaie de créer une intrigue profonde, avec une bonne photographie, de l’autre on te met des dialogues stupides, des scènes de cul toutes les 5min, des combats avec des FX faits sous Paint, et des personnages caricaturaux au possible. En conclusion, je ne pourrai pas continuer, c’est insupportable à regarder car ça navigue très maladroitement entre deux eaux.

Bloodline (Saison 1 & Saison 2) : Départ très compliqué. Je m’attendais à être bluffé dès les premières minutes, et il aura fallu attendre la moitié de la première saison pour que j’accroche. Autant le dire tout de suite, cette série n’est pas ouf. Pas de revirements incroyables, pas de situations rocambolesques… Au contraire, elle a pour elle d’être très réaliste et d’arriver certainement à parler à tout le monde. Pour moi son intérêt réside dans la réflexion à laquelle elle conduit le spectateur, et non dans sa lecture première. La photographie est toutefois agréable avec le petit paradis que sont les Keys qui servent de décor. Enfin la série réalise une prouesse avec Sissy Spacek qui du haut de ses 66 ans arrive à éclipser toutes les autres actrices !

11.22.63 (Intégrale) : Bonne surprise ! Le pitch est très simple et le principe original et amusant. Pas de prises de tête avec les théories scientifiques concernant le voyage dans le temps et les impacts sur le futur/présent. Un homme du 21ème siècle se retrouve propulsé en 1960 et doit sauver J.F.Kennedy. Voilà. Et ça marche !

Posté le 1 juin 2016 par Jacques Danielle

SFR c’est moins cher !

Grâce à SFR, vous découvrez, pour la première fois, Libération, offert en prime avec votre abonnement. Peut-être, avant de découvrir notre journal sur votre appli SFR Presse, avez-vous testé Mieux vivre votre argent (il est vrai que leur une «Placements, partez gagnants» est attrayante). Peut-être comptez-vous télécharger Point de vue, auquel votre abonnement vous donne également droit. Nous comprenons que vous ayez craqué sur la photo de toute la famille Windsor, sous le titre «Un anniversaire en famille». […] Peut-être, est-ce même la première fois que vous êtes mis en présence de ce contenu un peu vintage qu’on appelle un «journal». Nous aimerions vous expliquer ce concept étrange.
[…]
Tant bien que mal, ça fonctionnait. Et, phénomène remarquable, il se trouvait même un public intéressé par cet exercice, et prêt à payer directement pour satisfaire cet intérêt. On les appelait des «lecteurs», et on appelait leur acte «acheter le journal» (à l’époque, en effet, les journaux n’étaient pas achetés par des entreprises de télécoms, mais par ces fameux «lecteurs». Ils payaient évidemment bien moins cher, mais ils étaient plus nombreux. Parfois, pour les fidéliser, on leur offrait un radio-réveil avec leur abonnement. C’était exactement l’inverse de ce qui se pratique aujourd’hui). Ayant payé leur journal, les «lecteurs» en prenaient la lecture au sérieux. Ils pouvaient y passer jusqu’à une bonne demi-heure.

Tout ça, c’était avant.
[Cher nouvel abonné SFR… sur Liberation.fr]

Il est intéressant de voir à quel point cette tribune a réussi à démontrer sa véracité par elle même puisque rapidement de nombreuses personnes se sont indignées; voyant dans ces lignes un mépris et une attaque directe envers les abonnés SFR.

Le titre.

Posté le 9 mai 2016 par Jacques Danielle

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