Syndrome de Copenhague

Certes, le vélo n’est pas la solution pour tous et partout. Pour autant, la moitié des Français habitent aujourd’hui à moins de 8 kilomètres de leur lieu de travail, une distance réalisable en vélo en moins de 30 minutes sans forcer la pédale. Imaginez une société où une proportion importante des gens capables de faire du vélo pour les déplacements inférieurs à 10 kilomètres […] s’y mettaient. Combien de voitures en moins sur nos routes ? combien de tonnes de pétrole économisées ? Si tous les automobilistes en mesure de changer leurs habitudes de déplacement l’avaient fait, les stocks des stations-service auraient été suffisants pour ceux qui ne peuvent se passer de la voiture
[…]
A moyen et long terme, le développement du vélo modifie l’aménagement du territoire. L’usage du vélo change les habitudes de déplacement. A vélo, on ne fait pas 20 kilomètres pour aller au supermarché, on privilégie les commerces de proximité et donc les circuits courts.
[…]
Pour autant, faire du vélo un mode de déplacement alternatif crédible à la voiture mais aussi aux transports en commun de plus en plus saturés implique des choix politiques. […]
La solution vélo est sous nos yeux, elle est simple, elle est économique et écologique, n’attendons pas la prochaine crise, sociale, économique ou géopolitique pour l’adopter. Tous les cyclistes vous le diront, avec le vélo, la France ira vraiment mieux !
[Otage de votre voiture, adoptez la solution vélo sur Libération.fr]

Probablement le texte le plus réaliste et le moins extrémiste que j’ai pu lire sur le sujet.

Et pourtant, même si il commence par prendre de grosse pincettes avec le vélo n’est pas la solution pour tous et partout, ça n’a pas loupé dans les commentaires on a droit au paysan qui a décidé de s’installer loin de tout et qui se victimise pour justifier sa dépendance à l’automobile :

tout est vrai… quand on habite en centre ville !!!

Il n’aura fallu attendre que le troisième commentaire en plus ! Publiée sur Le Figaro ou autre site du genre, les réactions en ce sens auraient été beaucoup plus nombreuses et, surtout, plus virulentes. A croire qu’ils ne lisent même pas l’article. Une sorte de réaction primaire.

Posté le 3 juin 2016 par Jacques Danielle

JDMAI #5

Downton Abbey (Saison 2, Saison 3, Saison 4, Saison 5 & Saison 6) : J’ai finalement réalisé que j’étais devant un soap bien travaillé et se passant au début du siècle dernier. J’étais donc autorisé à abandonner car cela devenait vraiment ridicule. Mais j’ai continué, pour essayer de voir ce qui pouvait expliquer les bonnes critiques de la part de personnes qui n’auraient pas dû aimer. Et après avoir tout vu, je n’ai pas trouvé. C’est vraiment ce que c’est : un soap bien travaillé. De par cette qualité, j’imagine que si l’on n’est pas attentif on peut se laisser duper ?

Hinterland (Saison 1) : Énième série d’un policier cassé dans un monde tordu. Gallois cette fois. Bonne photographie, intrigues travaillées, personnages crédibles : ça fonctionne !

The Affair (Saison 2) : Malgré le gros previously on du début de saison, impossible de me remémorer avec exactitude comment s’était terminée la précédente. Avec la narration très particulière, ça n’aide pas. L’idée ici étant de relater les mêmes événements du point de vue de quatre personnages différents. Je me suis particulièrement amusé à trouver les différences visuelles; ainsi une robe jaune vue par un homme devient une robe jaune à fleurs pour une femme… Le reste est toujours parfaitement réussi. Reste que cette intrigue policière de fond qui conduit à un twist ending vient réellement gâcher le plaisir et tout porte à croire qu’elle va tuer la série. Mais bon, Ruth Wilson.

ruth_wilson_the_affair

The Bletchley Circle (Intégrale) : Oui bon ok. Ça ressemble plus à un essai féministe qu’autre chose. Passons.

Banshee (Saison 1) : En lisant le synopsis et les différents avis sur le Web je m’attendais à tomber sur une version bas de gamme de Justified. Si dans l’idée c’est à peu près ça (un justicier qui aime bien la bagarre dans un coin paumé des États-Unis), le résultat c’est une série nobrain écrite et réalisée selon les codes d’une série de qualité. D’un côté on essaie de créer une intrigue profonde, avec une bonne photographie, de l’autre on te met des dialogues stupides, des scènes de cul toutes les 5min, des combats avec des FX faits sous Paint, et des personnages caricaturaux au possible. En conclusion, je ne pourrai pas continuer, c’est insupportable à regarder car ça navigue très maladroitement entre deux eaux.

Bloodline (Saison 1 & Saison 2) : Départ très compliqué. Je m’attendais à être bluffé dès les premières minutes, et il aura fallu attendre la moitié de la première saison pour que j’accroche. Autant le dire tout de suite, cette série n’est pas ouf. Pas de revirements incroyables, pas de situations rocambolesques… Au contraire, elle a pour elle d’être très réaliste et d’arriver certainement à parler à tout le monde. Pour moi son intérêt réside dans la réflexion à laquelle elle conduit le spectateur, et non dans sa lecture première. La photographie est toutefois agréable avec le petit paradis que sont les Keys qui servent de décor. Enfin la série réalise une prouesse avec Sissy Spacek qui du haut de ses 66 ans arrive à éclipser toutes les autres actrices !

11.22.63 (Intégrale) : Bonne surprise ! Le pitch est très simple et le principe original et amusant. Pas de prises de tête avec les théories scientifiques concernant le voyage dans le temps et les impacts sur le futur/présent. Un homme du 21ème siècle se retrouve propulsé en 1960 et doit sauver J.F.Kennedy. Voilà. Et ça marche !

Posté le 1 juin 2016 par Jacques Danielle

SFR c’est moins cher !

Grâce à SFR, vous découvrez, pour la première fois, Libération, offert en prime avec votre abonnement. Peut-être, avant de découvrir notre journal sur votre appli SFR Presse, avez-vous testé Mieux vivre votre argent (il est vrai que leur une «Placements, partez gagnants» est attrayante). Peut-être comptez-vous télécharger Point de vue, auquel votre abonnement vous donne également droit. Nous comprenons que vous ayez craqué sur la photo de toute la famille Windsor, sous le titre «Un anniversaire en famille». […] Peut-être, est-ce même la première fois que vous êtes mis en présence de ce contenu un peu vintage qu’on appelle un «journal». Nous aimerions vous expliquer ce concept étrange.
[…]
Tant bien que mal, ça fonctionnait. Et, phénomène remarquable, il se trouvait même un public intéressé par cet exercice, et prêt à payer directement pour satisfaire cet intérêt. On les appelait des «lecteurs», et on appelait leur acte «acheter le journal» (à l’époque, en effet, les journaux n’étaient pas achetés par des entreprises de télécoms, mais par ces fameux «lecteurs». Ils payaient évidemment bien moins cher, mais ils étaient plus nombreux. Parfois, pour les fidéliser, on leur offrait un radio-réveil avec leur abonnement. C’était exactement l’inverse de ce qui se pratique aujourd’hui). Ayant payé leur journal, les «lecteurs» en prenaient la lecture au sérieux. Ils pouvaient y passer jusqu’à une bonne demi-heure.

Tout ça, c’était avant.
[Cher nouvel abonné SFR… sur Liberation.fr]

Il est intéressant de voir à quel point cette tribune a réussi à démontrer sa véracité par elle même puisque rapidement de nombreuses personnes se sont indignées; voyant dans ces lignes un mépris et une attaque directe envers les abonnés SFR.

Le titre.

Posté le 9 mai 2016 par Jacques Danielle

JDMAI #4

Trapped (Saison 1) : Titre totalement incorrect. Pour les personnages déjà. Passée la première moitié du second épisode, plus aucune impression de confinement. L’histoire se passerait en plein Los Angeles, ce serait pareil. Et pour le spectateur que je suis, c’est pire. N’ayant pu trouver un RIP VOSTFR, j’ai dû me contenter des enregistrements de France 2 en VF que j’avais. Et c’est catastrophique. Ayant déjà vu certains acteurs en VO, et connaissant la voix française de personnages sur d’autres acteurs, c’était très compliqué. Au delà de ça, j’ai trouvé l’histoire sans réel intérêt. L’idée de départ était très bonne mais elle est terriblement exploitée. L’impression que les scénaristes ont voulu plaire à tout le monde et éviter de partir trop dans l’exotisme. Mais quand je regarde une série islandaise je veux être complètement perdu; et pas l’impression de voir une énième série européenne n’ayant pas les ambitions de ses moyens

Rizzoli & Isles (Saison 5) : Là où Bones a fini par m’user avec ses héros poissards, Rizzoli & Isles reste pour le moment un cop-show familial heureux. Et c’est tout ce que j’en attends; alors j’ai pu apprécier cette saison pleinement.

Happy Valley (Saison 1) : En voyant l’affiche, je m’attendais à un sale téléfilm digne d’un soir de semaine sur France 3. Mais les commentaires expliquant le contraire m’ont poussé à regarder; et quelle surprise. Pas de fioritures, pas de détails alambiqués pour appuyer le propos. Non, on est presque dans le simple documentaire avec toute la puissance que cela apporte. Des personnages et des images brutes. Vraiment bon. Et excellent choix de musique de générique avec Trouble Town de Jake Bugg.

Peaky Blinders (Saison 2) : Très bon. D’un côté on a l’excellente reproduction historique du niveau de Boardwalk Empire, et de l’autre une dose de dynamisme apportée par une délicieuse BO résolument moderne avec une majorité d’artistes actuels.

Homeland (Saison 5) : Le retour de Carrie Bauer Mathison et Saul le barbu. Avec le temps, Homeland est vraiment devenue la remplaçante de 24. Plus posée du fait de l’absence de retranscription en temps réel, et un peu moins rocambolesque; ça n’en reste pas moins la même rengaine : un nouveau complot mondial à résoudre en tuant les méchants, souvent russes, souvent arabes. Rien d’exceptionnel donc, mais c’est très bien réalisé et les personnages sont attachants. Alors j’aime !

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Wolf Hall (Intégrale) : En 2015, j’avais découvert les Tudors et Henri VIII avec The Tudors, série de 38 épisodes et je m’étais passionné pour cette période de l’histoire de l’Europe Occidentale. Ici, la mini-série de 6 épisodes se focalise sur une période de temps beaucoup plus courte et surtout sur le personnage de Thomas Cromwell. Si elle s’avère très bien réalisée et intéressante, je dois reconnaître qu’elle m’a surtout permis de réaliser une nouvelle fois à quel point The Tudors est exceptionnelle !

Better Call Saul (Saison 2) : Rien à dire. Le plaisir de Breaking Bad qui continue. Vivement l’année prochaine.

The Walking Dead (Saison 6) : Partagé. J’ai eu du mal à me mettre dedans car mes souvenirs de Falling Skies étaient plus frais que ceux de la dernière saison; et certaines intrigues sont vraiment très similaires. Sans compter que les scénaristes de TWD aiment mélanger les flashback, flashforward et ça avec les aventures des personnages se déroulant en même temps mais racontées à des périodes différentes. Une fois dedans, on reprend plaisir à suivre Rick et his people. Le sommet de la saison est atteint lors de l’épisode 9 qui est purement jouissif. Malheureusement la suite est clairement sur le déclin avec toujours la même chose : trahison, prises d’otages, situations inextricables, décisions radicales… Et la fin n’est vraiment pas terrible, surtout avec le twist ending forcé.

Downton Abbey (Saison 1) : Comme Lady Mary, je ne sais si je dois dire oui ou non. La saison est passée à vitesse éclair et j’avais à chaque fois envie de connaître la suite. Les intrigues sont multiples mais légères et parfois amusantes. Par contre c’est extrêmement académique avec chaque personnage ayant un rôle bien défini (le gentil, le méchant, le méchant avec un cœur…) et suivant sa ligne sans dévier. Exactement comme le rôle qu’ils jouent dans la société d’alors. Ce qui laisse supposer que c’est une volonté des scénaristes et rend leur travail encore meilleur; mais c’est agaçant ! Dans le doute, je vais poursuivre sur la seconde saison, on ne sait jamais…

Posté le 1 mai 2016 par Jacques Danielle

Les Bourgeois

Tout le monde a déjà entendu parler des prophéties Maya. Mais connaissez-vous la prophétie Picarde ? Celle qui avait prévu que ce triste jour arriverait ?

Le 1er mai c’est un dimanche,
Qu’il tombera,
Ca s’ra d’la faute des bourgeois ! Des bourgeois !
[Les bourgeois par Les Fatals Picards]

Chanson issue de l’album Picardia Independenza, sorti il y a 11 ans déjà !

Posté le 1 mai 2016 par Jacques Danielle

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