JDMAI #17

Black Sails (Saison 2, Saison 3 et Saison 4) : J’ai dévoré la seconde saison, eu un léger sentiment de lassitude sur la troisième, et ait été complètement dégoûté par la quatrième et dernière. Après avoir fait apparaître de nouveaux personnages, la liste des ingrédients devenant trop longue, les scénaristes voyant que la situation se stabilisent, décident systématiquement de mélanger les rôles. A est allié à B contre C devient A trahit B pour s’allier à C puis C trahit A pour s’allier à B… Avec une dizaine de personnages principaux, ça laisse un sacré paquet de combinaisons. Surtout quand des alliances passées se recréent quelques temps plus tard. Et les seconds rôles qui disparaissent sans que quiconque ne s’en préoccupe, avant de les voir ressurgir à un moment opportun pour le scénario. C’est extrêmement lassant. Arrive finalement l’ultime épisode qui est là pour faire plaisir au spectateur en jouant facilement sur les sentiments et ça marche. Mais pas suffisamment pour faire oublier le fait que c’est un final sans la moindre surprise et donc inintéressant. Grosse déception.

Patriot (Saison 1) : Voir critique complète.

Master of None (Saison 2) : Génial, magnifique, hilarant, terriblement juste. Parfait !

Yowamushi Pedal (Saison 1 jusqu’à l’épisode 10) : Décidé à laisser une nouvelle chance aux mangas, avec un contexte particulier puisque ça parle vélo. Le début c’est amusant, les termes techniques sont expliqués, c’est à peu près cohérent… Et puis on réalise que c’est un manga. C’est trop gros, et surtout ça n’avance pas, c’est horrible. Quatre épisodes de 25 minutes pour une sortie de 60km, au secours !

Emmanuel Macron : Les coulisses d’une victoire : Macron + TF1, autant dire que je n’avais aucune raison de regarder ce documentaire. Et puis j’ai vu des retours positifs, et il a été mis à disposition sur Netflix. Allez. C’est bien réalisé, y’a pas débat. On sent la touche des gros documentaires américains. Et c’est amusant à regarder après la nomination de son gouvernement, où on voit qu’il a banané tout le monde, comme prévu. Plus particulièrement, j’en ai retenu les deux mêmes choses que Matthieu Longatte : la scène absolument incroyable où Daniel Cohn-Bendit lui explique le plus calmement du monde que 35h pour les jeunes c’est ridicule, ils sont en mesure de travailler 45 ou plus, le travail c’est l’école de la vie et également que le documentaire donne une image fort sympathique d’Emmanuel Macron, alors que comme il vient déjà de le prouver, il est là pour la mettre à l’envers à un maximum de français.

Cougar Town (Saison 4, Saison 5 et Saison 6) : J’avais commencé la quatrième saison en 2015 et lâché par inintérêt. J’ai repris et tout enchaîné d’une traite. Comme quoi… Divertissant. Et finalement, peut-être une meilleure série d’amitié que How I Met Your Mother

Unbreakable Kimmy Schmidt (Saison 3, épisodes 1&2) : Je n’ai pas tenu plus longtemps. Kimmy a clairement perdu de son éclat, surtout qu’elle est presque devenue un personnage secondaire à côté de Titus qui est devenu sa propre caricature avec les mêmes recettes réutilisées, l’impression de tourner en rond, même en se forçant ce n’est pas drôle. Tant pis. C’était vraiment bien.

The Keepers (Saison 1) : Encore une bonne série documentaire signée Netflix qui se base sur des dizaines d’années d’enquête. La même technique des nouveaux éléments, de plus en plus étonnants, qui apparaissent au fil des épisodes. Malheureusement, l’absence de fil conducteur principal, la multiplication des intervenants pas suffisamment contextualisés, et l’utilisation d’une trame temporelle qui ressemble à un sac de nœuds fait que l’on s’y perd. Dommage car le reste est vraiment réussi.

Posté le 5 juin 2017 par Jacques Danielle

Papa trie hôtes

Je ne suis pas certain d’avoir suffisamment de recul encore car je viens de terminer le dernier épisode de sa première saison, mais je me lance.

Patriot. Série Amazon dont le pilote avait été diffusé en 2015 et dont la suite avait été commandée suite aux retours positifs. Une seconde saison est également à venir.

Le synopsis semble simple et clair quant au contenu qui va suivre :

To prevent Iran from going nuclear, intelligence officer John Tavner must forgo all safety nets and assume a perilous « non-official cover » — that of a mid-level employee at a Midwestern industrial piping firm.

On s’attend donc logiquement à une série d’espionnage plus ou moins légère. Le résultat n’a strictement rien à voir. Il est d’ailleurs impossible de classer cette série.
Oui on suit les aventures d’un espion. Mais on assiste également à un drame familial. On rigole souvent, beaucoup et de très bon cœur devant tant d’absurdité et de scènes cocasses. On a des coups de blues. On voyage. On est touché. Notre oreille se régale de la bande musicale. Nos yeux se délectent de la photographie. On est heureux.

Et tout commence avec un générique qui parlera à tous les garçons occidentaux. Accompagné d’une musique magnifique et en total accord avec la série : Train Song de Vashti Bunyan.

On retrouve avec plaisir Terry John Locke O’Quinn qu’on avait tant apprécié dans Lost.

Le véritable synopsis serait plutôt : il est compliqué d’aller d’un point A à un point B. Et parler de la série c’est la même chose.

OVNI expérimental qui ne ressemble à rien d’autre, tant il représente un rollercoaster émotionnel. Plus j’y repense et plus je prend conscience d’éléments que je n’avais pas compris au visionnage. J’envisage sérieusement de la regarder une seconde fois. Pour apprécier et tout reprendre pour repérer ce que j’avais manqué.

En tant que francophone, j’ai quand même un regret.
Une bonne moitié de la série se passe au Luxembourg et ils ont décidé que les luxembourgeois parleraient et écriraient français. Soit.
Malheureusement je ne sais pas où ils sont allés chercher leurs acteurs mais aucun ne parle couramment français. A commencer par l’inspecteur Agathe Albans, interprétée par Aliette Opheim, actrice… suédoise qui parle logiquement l’anglais et le français avec un lourd accent qui l’empêche d’être naturelle.
Les dialogues en français ne sont pas non plus tels qu’ils auraient été écrits par un véritable francophone. Certains mots semblent d’ailleurs tout droits sortis d’on ne sait où. Roshambo (sous-titré Rochambeau) pour désigner le jeu du pierre-feuille-ciseaux ou chifoumi. Ou encore les jupes et bas faisant référence à l’équipe de la criminelle du commissariat de Luxembourg (prononcé Luxembourgue, même en français ?!).
Et enfin à l’écrit où l’on peut voir des textes sortis tout droit de Google Traduction.
Tout cela sonne faux et c’est vraiment dommage.

Le reste est un chef-d’œuvre. Simplement. Magnifiquement.

Et qu’est-ce que c’est drôle !

Posté le 13 mai 2017 par Jacques Danielle

JDMAI #16

Guyane (Saison 1) : Ça partait mal avec le cliché du vieux baroudeur qui a tout vu tout connu mais qui n’est surtout qu’un gros beauf intoxiqué à l’alcool et la nicotine. Finalement l’intrigue se met en place et les épisodes s’enchaînent facilement. Pas trop mal donc.

Hinterland (Saison 2) : Un régal.

Love (Saison 2) : Première partie réussie avec la belle naissance d’une histoire d’amour. Et la suite qui vient tout gâcher. Purement et simplement. Dommage.

Killjoys (Saison 1) : Série sans prétention qui ne se veut qu’un bon divertissement. L’objectif est largement atteint. Intrigues légères mais intéressantes, univers riche mais compréhensible, personnages complets, images/FX de qualité… Et une bande originale géniale.

Hostages (Intégrale) : Merci Netflix ! Je n’en avais jamais entendu parler et n’aurait probablement eu aucune raison de la voir si Netflix ne me l’avait pas recommandée. Et ça aurait été regrettable. C’est vraiment très très très très bien. Quelques imperfections certes, quelques rôles forcés dans la seconde saison, mais le reste est délicieux. S’il fallait faire un rapprochement, Bnei Aruba serait la version israélienne très aseptisée de 24. Dans le bon sens, tout est plus réaliste, moins bourrin, plus humain. Top top top !

White Collar (Saison 4) : Guilty pleasure, une série légère pour se remettre de Hostages.

Trailer Park Boys (Saison 8) : Première saison produite avec Netflix, on sent tout de suite la différence et la première moitié est relativement décevante. Mais la suite revient dans le vrai n’importe quoi des saisons précédentes. Et c’est tant mieux. Et bien.

Sherlock (Saison 4) : Trop de qualité, pas assez de quantité. Trois épisodes c’est trop peu !

Jericho (Saison 1 Épisode 1) : Oh putain c’est nul ! Une espèce de 7th Heaven version apocalypse. Horrible. J’avais été prévenu mais comme elle revenait régulièrement en suggestion sur différentes plateformes, j’ai tenté…

Veep (Saison 2) : De très bons passages, mais j’ai quand même eu un peu de mal à arriver au bout des dix épisodes de 30mn. Certainement car les épisodes sont condensés. Pour la prochaine saison j’essayerai de n’en regarder qu’un par jour. Voir si le ressenti est différent. Très qualitatif quand même. Et me rappelle à quel point The West Wing est une série géniale.

Black Sails (Saison 1) : Beaucoup de mal à rentrer dedans, en partie à cause d’un anglais particulièrement difficile à entendre/comprendre, mais ça monte réellement en puissance pour terminer avec une certitude : vite, la suite ! C’est très qualitatif. On s’approche de ce que pourrait offrir HBO. Comme c’est Starz, il y a des muscles, du sans et du cul tout à fait dispensables. Parfois c’est rigolo comme dans les crédits où un acteur apparaît en tant que Handjob Pirate qui résume assez bien l’esprit de la chaîne et donc de la série.

Posté le 1 mai 2017 par Jacques Danielle

Mauvais républicain

La campagne des présidentielles 2017 était déjà complètement absurde avec un candidat créé de toutes pièces par les puissants à l’aide de leurs médias, un candidat qui prétend laver le système alors qu’il est lui même couvert de merde, une candidate qui prétend laver plus blanc que blanc tout en étant elle aussi très sale, un candidat lâché par son parti mais qui refuse de laisser sa place au risque de faire perdre sa mouvance politique et enfin un candidat à-la-bonne-franquette, coqueluche des réseaux sociaux.

Mais depuis les résultats du premier tour, qui a vu se qualifier le premier et la troisième, c’est parti encore plus loin.

La situation est la suivante :
– tu penses voter Marine Le Pen ? Tu es un sale raciste stupide doublé d’un fasciste.
– tu penses voter Emmanuel Macron ? Tu es un mouton des médias doublé d’un suppôt du capital.
– tu penses t’abstenir/voter blanc ? Tu fais le jeu de Marine Le Pen. Donc non seulement tu es un sale raciste stupide doublé d’un fasciste mais en plus tu es hypocrite.

Voilà. La démocratie à sa vitesse de croisière.

Replaçons un peu les choses maintenant :
– si Marine Le Pen a pu se présenter aux élections présidentielles c’est qu’elle a suivi les règles du processus électoral. Elle n’est donc en aucun cas illégitime ou dans l’illégalité. La soutenir directement (ou indirectement en s’abstenant ?) n’a strictement rien à voir avec le fait d’héberger un terroriste chez soit.
– le système démocratique tel qu’il existe en France autorise les gens à ne pas aller voter, à voter blanc, à voter nul, ou à voter pour l’un des candidats. Faire son choix parmi l’une de ces options n’a donc rien d’anti-démocratique ou anti-républicain.

Nagui, animateur et producteur de l’émission [… :] «Sur le coup, je lui ai simplement dit qu’il n’était pas clair sur l’abstention. Qu’il casse Macron ou Le Pen, ok. Mais qu’il encourage l’abstention, c’est faire le jeu du FN. C’est ma responsabilité de producteur. Mais il a préféré ne pas venir à l’antenne. Après l’émission, je lui ai finalement proposé de faire sa chronique demain (jeudi) sans changer une ligne. Et moi, j’aurais ajouté un mot pour dire d’aller voter. Au lieu de ça, il a préféré le faire sur Internet. Libre à lui».
[S’estimant «censuré», l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré démissionne de France Inter sur LeParisien.fr]

Quand je lis ceci je me demande donc comment ce genre de propos peut être toléré. Ce n’est pas PEB qui aurait dû démissionner mais Nagui qui aurait dû être tout simplement licencié. Non seulement il censure une chronique car il n’est pas d’accord avec son contenu, mais en plus il ne respecte pas le processus démocratique puisqu’il considère que l’un des deux candidats ne mérite pas d’être.

Et cette manie qu’ont les bien pensants à expliquer que tu fais le jeu du Front National en refusant de te soumettre au choléra, alors que ce sont ces mêmes personnes qui depuis des décennies se complaisent dans leur bulle en refusant de faire face aux problèmes qui ont poussé tant de gens à se tourner vers la « N« …

Une chose est sûre, quoi qu’il arrive le 7 mai, le candidat qui obtiendra la majorité des suffrages fera tout aussi mal que l’autre à une majorité de citoyens du pays.

Alors plutôt que de choisir un camp, il est plus que temps de se préparer à l’orage qui vient.

Posté le 27 avril 2017 par Jacques Danielle

JDMAI #15

House of Cards 1990 (Intégrale) : Ça a plutôt pas trop mal vieilli. Tellement que regarder ça en parallèle de l’affaire Fillon, ça ressemblait plus à un documentaire qu’une fiction. La version Netflix avec Kevin Spacey l’a bien renouvelée et dramatisée, mais on part vraiment sur les mêmes bases. Pas exceptionnelle mais mérite sans conteste d’être considérée comme un classique.

NCIS : Los Angeles (Saison 7) : Plaisir coupable. Next.

Bosch (Saison 1) : D’un point de vue purement académique c’est un 20/20 absolu. Rien à dire. Mais justement parce que c’est trop parfait, il manque le petit truc qui en ferait un chef d’oeuvre artistique. On déguste avec grand plaisir chaque seconde.

The Musketeers (Intégrale) : C’est plutôt drôle, bien rythmé, léger et esthétiquement réussi. Ça passe plutôt bien, une fois que l’on a admis que la série se passe en totalité en France mais que tout le monde parle anglais avec différents accents britanniques. Dommage qu’elle ne devienne sa propre caricature dans son ultime saison, ce qui justifie son arrêt prématuré.

Sneaky Pete (Saison 1) : Étrange mélange entre la série Fargo et les films Ocean’s Eleven/Twelve/Thirteen. Ça se laisse regarder mais les deux genres étant très particuliers, le résultat n’est pas terrible.

Goliath (Saison 1) : Non. La série est un David contre Goliath (Oh really ?!) trop grossier avec la troupe de magnifiques losers contre la maléfique compagnie milliardaire représentée par un méchant qui se tapit dans l’ombre, la conspiration, le bien et le mal, la jeune apprentie déçue, la trahison… et on connaît la fin, forcément. Tout est basé sur une exploitation beaucoup trop simpliste et évidente de l’humanité qui se cache plus ou moins profondément à l’intérieur de chacun de nous. Originalité zéro. Prise de risques nulle. Mais c’est joli et bien sonorisé.

Hand of God (Saison 1, épisodes 1 & 2) : Peut-être un problème de contexte (hashtag Fillon) mais j’ai été forcé d’arrêter tant ce que je voyais insupportait. La corruption absolue du système politico-judiciaire dont les acteurs se pavanent dans leur fortune, avec une grosse couche de religion et de l’obscénité pour attirer le chaland. Sans regrets.

American Odyssey (Saison 1 = Intégrale) : Oui, oui et oui ! American Odyssey a tout de la série culte disparue trop tôt. Mal aimée par les spectateurs et la critique car trop riche et trop imparfaite, elle ne connaîtra pas de suite. Mais non seulement cette saison se suffit à elle-même, mais en plus elle est brillante. Beaucoup de personnages très différents et presque tous attachants, autant d’intrigues secondaires, un scénario qui s’aide de ficelles parfois grossières, des notions géopolitiques bancales, des dialogues en anglais, français, arabe, dialectes locaux… Ça ne peut pas plaire à tout le monde, mais moi j’ai adoré. Vraiment. Parfaitement géniale.

What The Health & Cowspiracy : The Sustainability Secret : Critique « deux en un » pour ces documentaires de Kip Andersen dont le sujet est globalement identique : l’omerta générale (industriels, associations et politiques) qui règne concernant notre alimentation et les conséquences que cela a sur notre santé, l’environnement, l’économie… Ça revient à prêcher un convaincu, mais je voulais les voir pour confirmer qu’ils constituaient un bon support d’introduction pour discuter du sujet avec d’autres personnes. C’est le cas. Cowspiracy plutôt pour le côté environnemental et What The Health pour les impacts sur la santé et les mensonges qui sont servis au quotidien.

The Americans (Saison 4) : Il me semblait avoir été un peu déçu par la troisième saison, mais après vérification ce n’est pas le cas. Quoi qu’il en soit, ce quatrième volet constitue un tournant bienvenue puisqu’on laisse un peu de côté l’espionnage pour se pencher plus en détails sur les conséquences de tout cela sur les différents personnages. Doutes, peurs, questionnements… Tout le monde est plus humain et c’est très intéressant à suivre.

Posté le 1 avril 2017 par Jacques Danielle

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